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Faut-il être sincère lors d’un premier rendez-vous ?

Ceci est un article dans la catégorie Histoires, anecdotes et comptes rendus. Le but de cet article n’est pas tellement d’éduquer et de t’apporter des conseils, mais avant tout de documenter les expériences (réussites et échecs) de son auteur. AVERTISSEMENT : cet article contient des éléments explicites, voire glauques. Si tu es de nature sensible et/ou si tu es de mentalité conservatrice, alors je te déconseille de le lire. Tu risques d’être choqué. Si tu es mineur, alors ferme cette page ou consulte un article d’une autre catégorie. Cet article est uniquement réservé aux adultes.

Cher lecteur, bonjour !

Comme tu as pu le constater, je n’ai plus beaucoup écrit ces derniers temps…

Malgré tout, je continue à draguer… Beaucoup, beaucoup trop… À me rendre malade.

Depuis le temps que je n’ai plus écrit, voici ce qui a changé pour moi :

  • J’ai déménagé sur Bruxelles.
  • J’ai découvert de nouveaux plaisirs, notamment le libertinage.
  • J’ai passé la barre de 200 filles coïtées (ahah ! Bah oui, je devais le dire, non ?).
  • Je pratique beaucoup moins la drague de rue pour me concentrer sur la drague nocturne et les applications de rencontre.
  • Et ensuite, bien d’autres choses moins roses que j’expliquerai à la fin de cet article et dans les articles suivants.

Au départ, je pensais commencer mon article en dépeignant rapidement certaines rencontres que j’ai faites au cours des derniers mois…

Mais étant donné ma mémoire courte et mon impatience, je préfère aller droit au but et te parler uniquement d’événements tout récents.

Je reviendrai sur ces histoires dans de futurs articles.

Voilà ce que j’y appris, dis-je, des événements récents. Je vais t’expliquer les erreurs et les bonnes choses que j’ai faites lors de deux premiers rendez-vous.

Revenons d’abord au dernier Meet & Greet

Comme d’habitude, je suis arrivé en retard. Je m’en excuse. Je n’ai malheureusement même pas croisé Konsti.

Je revenais de Namur, où je devais rejoindre un ami après des leçons de conduite.

J’y ai rencontré une Tchétchène droguée à l’extasy, perchée, qui m’est vite tombée dans les bras.

Après s’être roulé de gros patins dans un bar, je lui propose de soulager notre excitation mutuelle dans les toilettes. Hélas, elle ne peut pas car c’est « sa mauvaise semaine ».

Mais tant mieux, car je vais pouvoir reprendre le train plus rapidement pour Bruxelles. Je quitte donc mon ami et cette junkie pour rejoindre le Meet & Greet.

Je ne suis pas motivé, un peu saoul, un peu « high » ou plutôt « down » de la descente (j’ai moi aussi pris un peu d’extasy). Nous allons au Mezzo. Là, je prends du temps à me lancer.

Voilà un Hippo tout mou, tout mort !

Mes premières approches sur la piste de danse sont nazes, je ne suis même pas souriant ni confiant quand je prends la main des filles.

Finalement, M. (lecteur du blog), prend les devants et joue le coéquipier en disant à une jeune femme : « Regarde, il a les mêmes lunettes que toi ! » Approche étrange, je n’avais d’ailleurs pas du tout les mêmes lunettes ! Mais ça a fonctionné car me voilà en train de danser avec elle.

M. danse de son côté avec une autre jeune femme.

Nous discutons quelques secondes et nous voilà en train de nous embrasser. Bref, schéma classique.

J’apprends que c’est une psychologue. Encore une ! J’ai l’impression de ne coucher qu’avec des psys ces derniers jours…

Il fait très chaud, je sue des gouttes, j’en ai marre. Je prends son numéro et je m’en vais.

Le lendemain, échange de messages, rendez-vous fixé pour le soir-même.

Venons-en au vif du sujet, si tu veux bien

La journée passe. C’est dimanche, il fait moche, je suis fatigué, une belle journée de merde.

Le soir arrive rapidement. Je rejoins la jeune femme, que je vais appeler Coralie.

Coralie a un style très intello, mais elle a vraiment confiance en elle, ce qui lui donne beaucoup de sex-appeal. Elle s’exprime très bien, a un corps qui me semble fort correct. Elle est mince voir maigre et j’aime ça.

Coralie va-t-elle sauver mon dimanche ? À priori, cela s’annonce bien.

Elle est fort tactile dès le début. Je sais donc que je n’aurai pas beaucoup d’efforts à fournir pour la sauter et conquérir le coeur de la petite puce.

Erreur !

Je suis arrivé au rencard avec un bouquin que je lisais dans le bus. Je lui ai demandé de le mettre dans son sac. Problème : il s’agissait d’un livre très subversif d’un grand libertin que j’adore : le Marquis de Sade.

Une fois arrivé dans le bar, elle y va de ses questions « shit-test », comme on les appelle !

Des questions d’abord sur mon bouquin, sur moi, ma personnalité, mon mode de vie.

Ma plus grosse faute fut d’y répondre tout à fait sincèrement.

Elle : « Qu’est-ce que tu aimes chez le Marquis de Sade ?  »

Moi : « C’est un libertin… J’adore sa subversion, sa vision des choses, de l’athéisme, de la vie… Blablabla… Je suis moi-même un peu libertin… Blablabla… Un peu salopard sur les bords… »

Elle, très compréhensive (en apparence) : « Donc tu es libertin ? Tu peux me le dire hein, je suis pas du genre à juger. »

Moi : « Oui, un peu. J’aime la philo. Je suis un athée libertin avec un mode de vie en accord avec ma pensée. » Et autres conneries à mon sujet que je n’ose même pas retranscrire.

Elle, toujours faisant mine de s’intéresser vraiment à mes conneries, et d’y être réceptive : « Où te vois-tu dans 5 ans ? »

Moi, en riant mais en étant malgré tout sérieux : « En prison ! En plus, je ne veux pas d’une vie avec femme, enfants, maison à la campagne. Je déteste ça. Et toi ? Tu te vois comment dans 5 ans ? »

Elle : « Mariée avec des enfants dans une maison à la campagne. »

Bref, j’ai carrément foiré.

Malgré tout, elle reste excitée, continue de m’embrasser. Cela, sans aucun doute, grâce à mon physique. Elle essaie de se détendre et d’oublier que je suis probablement un malade mental.

Elle : « Je vais devoir y aller, je bosse tôt demain. »

Très bien. Étant donné qu’elle habite pas loin de chez moi, nous reprenons le même bus.

Là-dessus, je lui propose de s’arrêter à mon arrêt et de passer chez moi.

Elle en a envie, visiblement, mais son bon sens lui dit de ne pas y aller. Dans le bus, on s’embrasse, on se chauffe. Elle dit :  « Je ne peux pas, je vais faire des bêtises… » Malgré mes conneries, c’est presque dans la poche.

Mais finalement, non. Mon physique et ma façon de la toucher ne suffisent pas à lui faire oublier le fait que je suis un type malsain, peu sérieux, et peut-être même dangereux…

Je n’insiste plus pour ne pas être lourd et je descends à mon arrêt en la saluant.

Le second rendez-vous

En rentrant chez moi, je fixe un rendez-vous à une fille sur Tinder pour le lendemain soir.

Je propose quasi directement de prendre un verre, après quelques banalités. Je dis « je n’aime pas discuter virtuellement, cela te dit de prendre un verre bientôt pour discuter IRL (in real life) ? ». Le rendez-vous est donc fixé, dis-je, pour le lendemain soir.

Cette fois, les choses seront bien différentes.

Et pour cause…

J’ai décidé de me faire passer pour le gars opposé à celui que j’ai montré le jour avant.

Bien habillé, avec mes lunettes, je me présente devant elle, tout sympathoche !

Elle a l’air un peu tendue. Ça se voit qu’elle n’a pas l’habitude de ce genre de rencard. Donc je rentre encore plus dans mon rôle.

Bon, d’abord, on parle de conneries. Du genre : études, travail, sport…

Tout en continuant de faire le nice guy (mais en restant challengeant quand même hein, tu m’as pris pour qui ?!), je lui explique que j’ai une bonne situation professionnelle, que j’ai réussi mes études du premier coup…

Tout le baratin habituel quoi. Faudrait pas qu’elle découvre que je suis un pauvre type sans diplôme et sans emploi !

(Ah, oui, je me suis fait virer de mon nouveau boulot car j’ai rendu mes collègues féminines complètement folles… Je l’expliquerai aussi dans un prochain article).

Elle, c’est une étudiante en dernière année de psychologie. Bah oui, quoi d’autre ! C’est peut-être un signe après tout…

Après dix à vingt minutes de discussions banales, on en vient doucement à des conversations plus intéressantes : nos relations de couple passées.

Là, je lui dis que je suis célibataire depuis deux mois, que j’ai été en couple pendant plus d’un an et que je tente doucement de m’en remettre. J’essaie de ne pas sortir avec la première prétendante venue et d’être réfléchi, je lui dis. Il y a d’autres choses dans la vie que l’amour et le sexe.

Putain, en gros, je lui dis non seulement que je suis un gars vraiment bien, mais qu’en plus j’ai toutes les gonzesses à mes pieds. Mais aussi, je lui fais comprendre que je serai difficile à obtenir.

Malgré tout, je lâche quelques petites choses de ma thug life de temps en temps…

Quand elle parle de drogue, je rajoute des choses qui montrent une certaine expérience (sans en dire plus), pareil quand elle parle de sexe. Mais en même temps, quand elle creuse, je fais l’innocent.

Tu me suis ?

Là, je sens qu’elle devient chaude. Elle veut que son prince charmant lui grimpe dessus.

On m’a parlé d’un bon bar où il est possible d’être bien posé dans des canapés et dans une ambiance feutrée et originale : le Goupil Le Fol. À deux pas de la Grand-Place de Bruxelles. Du coup, je lui propose d’y aller.

Enfin, je ne lui propose pas. Je prends les devants. Tu me connais.

Elle me demande ce qu’est donc ce bar avec ce nom bizarre. Je lui réponds que « c’est un club libertin ». Et j’enchaîne directement avec : « Non, je plaisante, c’est un chouette bar original dont on m’a dit du bien ».

Elle, elle me répond : « Oh, tu sais, ça ne m’aurait pas dérangé… J’ai déjà fait des partouzes. »

Oula, la petite coquine… Vingt ans et ça partouze ! Et bien, en voilà une qui va ramasser des fessées.

Là-dessus, je fais un peu le choqué, ou plutôt l’innocent : « Ah bon ! Vas-y, raconte. »

Et elle m’explique un peu ses bacchanales passées.

Fort bien, voilà donc une nouvelle compagne avec laquelle passer mes soirées en club libertin.

Arrivés au bar, elle propose d’elle-même d’aller se mettre dans un canapé.

Elle se colle vite contre moi. Mais je préfère attendre un peu. Pour lui prouver que je suis un gars bien, et aussi la faire patienter pour qu’elle soit à point au moment venu.

Elle commande le premier verre. Ensuite j’attends un peu. Je laisse s’écouler quelques secondes sans parler.

Moi ça m’angoisse pas, j’ai l’habitude. Elle, ça l’angoisse un peu. Et surtout, elle trépigne d’impatience que je passe à l’acte.

Je lui fais donc ce plaisir au bout d’un temps. Je lui dis un truc bidon, habituel chez moi : « Il faut que je fasse quelque chose », en m’approchant d’elle. Et elle est maxi-chaude.

Roulages de patins, caresses… Comme on ne va quand même pas faire ça dans ce bar, je lui propose de rentrer chez moi pour « prendre un dernier verre ».

Elle est d’accord, bien-sûr.

Dans le bus, ni l’un ni l’autre n’osons nous regarder tellement nous sommes excités. J’ai une érection de l’espace en m’imaginant donner à cette petite traînée ce qu’elle mérite et l’asperger des preuves de ma virilité.

On arrive chez moi. Il y a du monde dans mon salon.

Je présente vite fait la demoiselle, tout le monde a compris qu’elle venait se faire prendre par Hippo le salaud. Je prends un verre d’eau et on monte dans ma chambre.

Là, et bien c’est classique… On baise, petites fessées par-ci, par-là, quelques cris, et voilà que la purée est lâchée.

Je veux dormir, malgré son envie de recommencer.

Elle se colle à moi toute la nuit, c’est super chiant. Difficile de bien dormir. Le lendemain matin, elle veut recommencer.

Pas de bol, je reçois un coup de fil du réparateur de lave-vaisselle à huit heures pour dire qu’il passe dans quinze minutes faire son travail.

Merde. Tant pis, elle prend ses affaires et s’en va.

Elle : « On n’a pas su le faire une deuxième fois du coup… Mais c’est une bonne excuse pour qu’on se revoit. »

J’acquiesce.

La conclusion de tout cela, c’est de ne pas croire les gens qui disent de rester soi-même dans la drague. C’est un conseil de merde. On peut se laisser un peu aller dans une relation qui dure déjà depuis un petit temps.

Mais même après deux ans de relation, personnellement, si je suis moi-même, je me fais larguer.

Il faut donc calculer les choses. Mais pas trop ! Je vois déjà d’ici les geeks du « game » qui sont en train d’essayer d’analyser tout ce que je dis.

Le tout est d’avoir déjà un style de vie super intéressant pour pouvoir séduire le mieux possible sans mentir de trop sur sa personnalité.

Moi je dois surtout mentir sur ma philosophie de la vie, ma sexualité exacerbée, mon addiction pour la drague.

D’ailleurs, mon addiction pour la drague, j’y reviendrai …

Dans cette même semaine, je continue de draguer et de baiser chaque jour.

Je fais même une partouze avec l’un de mes meilleurs amis et une de ses copines.

Et le soir d’après, j’en refais une avec ces deux personnes ET la jeune fille de Tinder.

La partouze farfelue

Je lui ai proposé de venir chez moi, en la prévenant qu’il y avait deux amis qui seraient là : un homme et une femme. Elle avait déjà tout compris.

Quand ils arrivent, nous commençons par faire un jeu de « gage ou vérité » hot sur mon ordinateur. Je baisse un peu les lumières, j’apporte quelques boissons alcoolisées et mon ami et moi prenons déjà un comprimé de Kamagra (sorte de Viagra) discrètement.

D’abord, ce sont des gages stupides où, par exemple, on doit enlever un vêtement.

On fait quelques gages dans ce genre, puis je clique sur « très hard » dans l’application.

Très vite, voilà les gages entre filles qui arrivent. Du coup, on les fait monter dans ma chambre.

Je baisse mon froc et je leur ordonne de me sucer. J’ai envie de tout sauf de les ménager.

Mon ami, qui n’a pas de scrupules non plus, est violent dans ses paroles et ses actes.

Tandis que chacun baise l’une, ma copine de Tinder me chuchote à l’oreille qu’elle a très envie de l’autre fille, qu’elle veut son corps, qu’elle veut se la faire.

Je lui demande ce qu’elle attend pour lui bouffer la chatte.

L’orgie continue. Tout cela est accompagné d’insultes, de gifles et de crachats au visage.

« Tu vas sucer mon pote, espèce de salope ! ».

Elles sont dans le délire, en plein extase.

C’est vraiment marrant.

Ensuite, pour toujours aller plus loin, je prends mon fouet. Un beau fouet avec un manche en bois et des lanières en cuir.

Elles ne veulent pas se faire fouetter, décision que je respecte.

Car tout cela n’est qu’un jeu de rôles. Les insultes et la maltraitance ne sont qu’un jeu.

Du coup, je demande à l’une de m’attacher et de me fouetter. Ce qu’elle fait avec plaisir.

Elle prend ensuite mon énorme godemichet noir dans ma table de nuit et me le tape sur les fesses à tour de bras, jusqu’à ce qu’elle n’ait plus de force.

Je l’invite ensuite, en riant, à m’uriner dessus. Proposition qu’elle décline, mais je ne n’insiste pas. Je lui demande si moi je peux lui pisser dessus, elle décline aussi.

Alors nous continuons.

« T’as aimé me frapper, espèce de petite traînée ? Embrasse cette pute devant toi et mets-toi à quatre pattes. »

Mon ami fait d’autres infamies de son côté.

On attache une lanière autour de la tête de l’une, avec une grosse boule au milieu qu’on place dans sa bouche et qui l’empêche de parler et de crier. Malgré tout, on distingue quand même ses râles et ses cris.

« Ferme-là, pauvre conne ! » Et elle crie de plus belle. Aussi, elle bave comme une truie sur mon ami.

Le lendemain, mon colocataire, qui logeait sa nièce de 9 ans cette nuit-là, me lança un regard noir.

Lui : « Ma nièce, en pleine nuit, m’a demandé : « Pourquoi elle crie, la madame ? » C’était vraiment gênant et honteux. »

Pendant l’orgie, la fille de Tinder (appelons-la Marine) s’éclipse en prétendant qu’elle doit aller aux toilettes. Nous continuons à trois.

Environ quinze minutes après, nous ne revoyons toujours pas Marine.

Un peu inquiet, je décide d’aller voir.

Deux étages en dessous, aux toilettes, il n’y a personne.

Je remonte au salon, un étage au dessus. Il n’y a pas de lumière. Je vois la fenêtre qui est ouverte.

Je m’approche, et je vois Marine assise sur le rebord de la fenêtre. Un petit rebord d’environ vingt centimètres de large. Nous sommes au quatrième étage.

D’un coup, sans qu’elle me voit arriver, je pense, je la tire violemment dans le salon.

Elle pleure.

Je lui demande ce qu’elle a, ce qu’il lui prend.

Elle : « Si tu décides d’être sobre, on ne fera plus jamais l’amour. Et on ne se verra plus jamais. »

Pourquoi dit-elle cela ? Tu comprendras plus tard.

Là, je me dis que c’est une putain de cinglée. Et je me dis aussi : « Mon Dieu ! C’est un signe. Un signe que je dois vraiment arrêter tout cela. »

Ses pleurs m’excitent. J’ai toujours été sexuellement attiré par les filles en pleurs.

Du coup, j’ai une érection de l’espace de nouveau, qui fait gonfler la serviette que j’ai autour de la taille.

Je la positionne contre la cheminée, dos à moi, et je la pénètre.

Je lui dis « je t’aime ». Juste parce que c’est excitant.

Puis je lui dis : « dis-moi que tu m’aimes », comme je l’ai déjà fait plus tôt dans la soirée, mais elle ne répondra pas cette fois.

L’orgie est terminée. Je suis obligé de surveiller Marine.

Marine veut dormir avec moi, sans les autres.

Quand mes deux autres amis partiront, elle me demandera de la sodomiser. Je n’en ai plus envie et nous dormons.

Petit flash-back

« Si tu décides d’être sobre, on ne fera plus jamais l’amour. Et on ne se verra plus jamais. »

Marine est arrivée la première chez moi. J’en ai profité pour lui expliquer ce qui suit.

Comme le dit le proverbe, l’appétit vient en mangeant. Mais cela s’applique aussi à d’autres domaines que la nourriture.

J’ai commencé la drague pour oublier mon ex. Tout en développant des techniques pour la récupérer. Ça a fonctionné.

J’ai vu qu’il m’était rapidement devenu facile de coucher avec beaucoup de filles. En les rencontrant dans la rue, en bibliothèque, en boîte…

Tout cela pour moi était incroyable. C’était presque comme de la magie.

Quel sentiment formidable de pouvoir se dire que « cette fille que j’aborde et qui ne me connaît pas, je coucherai probablement avec elle demain ».

Et puis on s’habitue à cette facilité. On s’habitue à ces plaisirs. On en veut plus.

Cela ne me donne plus autant d’adrénaline d’aborder des filles. Cela ne me donne plus autant de plaisir de coucher avec des inconnues.

Il ne me faudra pas une seule fille cette semaine, mais deux. Mais trois. Mais cinq. Mais six.

Et puis, pour assouvir ces besoins, il faut être actif partout : sur les réseaux sociaux, dans la rue, dans les magasins, au travail, en soirée…

Et tout doucement, une journée type se déroule comme suit :

Tinder et Happn dés le réveil, aborder sur Instagram et sur Facebook au petit déjeuner, voir mes meufs si je ne travaille pas, draguer au travail si je travaille, voir mes meufs après le boulot (ou bien prendre un verre avec une collègue), baiser, sortir avec des amis dans le but de rencontrer des filles…

Et tout mon temps, toute mon énergie, toutes mes pensées finissent là-dedans.

L’avantage de l’alcoolique, c’est qu’il ne voit des bouteilles qu’au supermarché, ou presque. Moi, je les vois partout. Sur internet, dans la rue et les magasins, au travail, à la salle de sport…

Il y a des bouteilles de liqueur qui se trimbalent partout. Et il faut m’enivrer…

Prendre ce verre…

Les femmes ne sont clairement plus des personnes, ce sont des objets qui vont satisfaire mes désirs et mon besoin d’amour et de sexe.

Je ne les vois pas comme des êtres pensants à part entière. Je vois d’abord ce qu’elles vont m’apporter.

Je me considérais comme libre. Libre de baiser qui je veux.

Puis je regarde en arrière. Et j’ai raté mes études, perdu mes amis, perdu mon boulot, détruit ma santé…

Tout ça à cause des filles.

Pendant que les autres construisaient leur vie, je draguais.

Quand j’explique ceci aux médecins, ils minimisent la chose et ne comprennent pas. Ils disent que je dois arrêter la coke, l’extasy, l’alcool, la cigarette, mais pas les femmes !

Mais la coke, l’exta, l’alcool, la cigarette… Tout ça, je prends uniquement pour les filles!

Pour maximiser mes performances ou pour « être dans le coup ».

Finalement, en cherchant de l’aide, je suis tombé sur la fraternité des Sexoliques Anonymes.

Rapidement, ils m’ont intégré, compris, et ils font tout pour m’aider.

Ils ont exactement le même genre de soucis que moi.

Il y a un peu de tout niveau sexolisme, mais il y a aussi d’autres dragueurs compulsifs.

Ils m’ont d’abord proposé d’essayer vingt-quatre heures de sobriété. Un jour, quoi.

J’ai accepté, en pensant que ce serait facile.

Et bien non ! Un seul jour, c’était terrible. J’ai même fait un terrible cauchemar, avec les pires fantasmes qui sont cachés au fond de moi.

Le soir, je tremblais, comme un camé.

Je continue donc à me rendre aux réunions et j’ai entamé ma vraie sobriété. Depuis le 2 janvier 2016.

A vrai dire, j’ai commencé le 1er janvier, mais je ne voulais pas que cela fasse « bonnes résolutions ». Ces bonnes résolutions qu’on ne tient pas…

Plus de sexe (avec une fille ou solo), plus de rendez-vous, plus de message, plus d’application de rencontre, plus de regards dans la rue…

C’est très difficile, mais très libérateur à la fois.

J’ai plus de temps pour tout. Je me sens moi-même.

Je ne dis pas que j’y arriverai… Il est d’ailleurs peu probable que je ne retombe pas dans la compulsion dans les premiers mois de mon sevrage.

Mais en tout cas j’essaie.

Quand on est sexolique, c’est pour toujours…

Tout comme l’alcoolisme et les autres dépendances.

C’est un même processus qui désole, mais qui est irrésistible. Les yeux dans la vague après l’amour, on espère que tout cela s’arrangera. On reste seul, même avec son téléphone et ses messages, même avec le visage entre les deux seins d’une fille.

On tente de s’évader, mais on reste toujours enfermé. Ces seins sont trop fermes. La dure ramolli.

La « petite mort » fait doucement place à une « grande mort » spirituelle. Et il faut recommencer avec une autre pour combler le vide.

Voilà ce que j’ai donc expliqué à cette Marine qui tentera de se suicider plus tard, chez moi.

Il est certain que cette fille est fragile. En plus d’être addict elle aussi à différentes drogues et probablement au sexe et à l’amour. Mais elle est aussi bipolaire, tout comme moi.

Je ne prétends donc pas qu’elle a fait cette tentative désespérée uniquement car elle ne couchera plus avec ce pervers de Hippo ! Cela a été seulement la « goutte d’eau », probablement.

Je l’ai aussi expliqué à mon pote dans la même soirée, mais lui en a rigolé et s’est foutu de moi.

La drague, c’est donc fini pour moi. En tout cas je l’espère !

Je continuerai à écrire ici, à partager mes expériences malgré tout.

Je pense que ça peut être aussi une manière de faire le point sur ma maladie et de comprendre ce qu’il s’est passé.

Ce sera aussi une manière d’aider, via le partage des mes récits. Non seulement pour apprendre de nouvelles techniques de séduction issue de mon expérience de dragueur compulsif, mais aussi d’aider ceux qui se retrouvent dans le cas du sexolique.

Et cela, qu’il s’agisse de masturbation compulsive ou de séduction non contrôlée.

Je ne veux pas non plus me victimiser. J’ai passé de très bons moments. J’ai un passé sulfureux que je trouve fun et original. Et qui sans doute passionne beaucoup de monde à la narration de celui-ci.

Je ne regrette pas non plus mon apprentissage de la drague, qui me servira sans doute encore toute ma vie, à différents desseins.

Je regrette simplement d’y avoir consacré autant de temps et autant d’énergie, autant d’argent, autant de sacrifices…

Enfin voilà. Tout cela est fort triste, trop triste et pessimiste pour un blog de séduction !

Je me suis aussi complètement écarté du sujet de l’article, mais tu devais être au courant de tout ça.

Sache que je reste positif malgré tout, et je ne me sens pas complètement abattu par mon passé. Je décide simplement de modifier mon mode de vie.

Cela pour plus de sérénité et de stabilité.

Mais aussi pour me concentrer sur d’autres choses, telles que la recherche d’un emploi stable et bien rémunéré, l’écriture éventuelle d’un livre, le sport, le mannequinat…

J’ai à présent une community manager et je fais en sorte d’améliorer constamment le physique, plutôt ingrat à la base, que la nature m’a donné. J’ai une petite opération de chirurgie esthétique prévue pour la fin du mois et je me construis un corps toujours plus athlétique.

Les regards des filles seront plus nombreux et il sera d’autant plus difficile de renoncer à la luxure. Cependant, je tente d’élaborer des techniques.

En cet instant même, dans le train, une jolie fille très jeune m’observe.

J’évite au plus vite le contact visuel, je ferme les yeux ou je regarde mon écran. Je fais également une sorte de prière, bien que je ne sois pas croyant.

Pour clôturer cet article, je t’invite maintenant à poser tes questions en commentaire si tu en as, qu’elles soit en rapport à la séduction ou en rapport avec la « maladie ».

Merci beaucoup pour ta lecture…

Et à très vite sur CoachDrague !

À propos de l’auteur : Hippolyte est un gros dragueur. Il est passionné par le sport, la musique, mais surtout… par les femmes et la drague. Collectionnant les conquêtes depuis ses 13 ans, une rupture difficile à l’âge de 18 ans le poussa à développer son jeu de séduction à un niveau extrême.

  • No dit :

    Félicitations pour cette prise de conscience Hippo, la discipline nécessaire pour changer ne sera sûrement pas facile à appliquer, mais tu es sur la bonne voie.

    Tu as tout mon soutien !

    Bon Courage, et bonne Chance.

  • Positif dit :

    Bravo à toi pour ces débuts de changements que tu entreprends ! En tout cas tes récits sont passionants et ta démarche courageuse, donne ton possible pour te défaire de tes addictions !

  • Meuh dit :

    Améliorer constamment le physique, chirurgie, sculpture du corps montrent, selon moi, que tu demeures centré sur les mêmes choses qu’avant, celles-là même que tu travaillais pour mieux séduire. Il est paradoxal de penser que tu puisses en nourrissant les mêmes valeurs, changer durablement ta conduite de séduction incontrôlée. En tout cas, à ton âge, je ne crois pas à l’abstinence totale. La sagesse est dans la mesure… Dans ton cheminement dialectique, tu entames une phase antithèse. Il faut viser moins et mieux, la qualité plutôt que la quantité. Le temps montrera à quoi ressemble ta synthèse…

  • Zakaria HABRI dit :

    Plus on drague, plus on se rend compte que c’est facile et plus on a du mal à faire confiance aux femmes, c’est triste. Je veux croire qu’il est possible de finir sa vie en étant heureux avec la même femme.

  • Paradox dit :

    HAha Hyppolyte nous fait un poisson d’avril en avance ! Vu le niveau de délire vous croyez vraiment tous quand il dit qu’il arrête ? .D

    Par contre la dure réalité est qu’au bout du compte pour tout un chacun peu importe notre situation, on est seul. Même en couple en parfaite harmonie l’autre devient soi. La solution la moins pire est de varier les moments avec « les autres » et de se recentrer lorsque seul car ce sont en fait ces moments là les plus importants dans la vie d’un individu.

    Au plus fondamental « les autres » sont une illusion et la perception et donc l’expérience qu’on en a dépendent principalement de soi, de ce que l’on fait de notre libre-arbitre.

    Pour être heureux presque tout repose sur soi-même et ça part de sourire délibérément afin de se sentir heureux d’emblée, puis surtout entretenir imperturbablement dans la durée. Tout le reste ainsi que les femmes doit être secondaire, tertiaire, etc:)

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