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Je me suis pris un râteau en faisant une pole dance en slip

Ceci est un article dans la catégorie Histoires, anecdotes et comptes rendus. Le but de cet article n’est pas tellement d’éduquer et de t’apporter des conseils, mais avant tout de divertir et de documenter les expériences (réussites et échecs) de son auteur. AVERTISSEMENT : cet article peut contenir des éléments explicites, voire glauques. Si tu es de nature sensible et/ou si tu es de mentalité conservatrice, alors je te déconseille de le lire. Tu risques d’être choqué. Si tu es mineur, alors ferme cette page ou consulte un article d’une autre catégorie. Cette catégorie est uniquement réservée aux adultes. (Si tu es un chaud petit lapin mineur, alors je sais très bien que tu vas rester).

Cher lecteur, dans ce court article j’aimerais partager une petite anecdote gênante avec toi. Le weekend passé je suis sorti dans un club libertin pour la 2e fois. Pour le compte-rendu de la 1e fois, clique ici.

(J’hésite à faire un compte-rendu de cette 2e visite. Je devrais, car c’était une expérience encore plus folle et enrichissante que la première.)

Pour résumer l’histoire en un mot…

Non, deux.

Et en majuscules…

HUMILIATION TOTALE !

Il est minuit trente et j’en suis à ma 2e vodka.

Ruby, Ma soumise, s’amuse en haut, dans « le labyrinthe du vice » avec Élise, une jolie trentenaire avec de longs cheveux noirs.

Gérard, le partenaire d’Élise, et moi buvons un verre, en bas, dans la discothèque.

Une métisse, jeune et fraîche, avec une coiffure ananas, un corps fin, de petits seins et de longues jambes entame sur le podium l’acte de pole dancing le plus érotique que j’ai jamais vu.

Elle a l’élégance d’un paon.

La fluidité d’une panthère noire.

Le regard froid d’un serpent.

Du grand art

Émerveillé, je me rapproche pour l’admirer de près.

Soudain…

Le temps s’arrête.

Des flashbacks défilent dans ma tête, comme un film, en avance rapide.

Je revis tous ces moments en boîte où je n’avais pas les couilles de monter sur le podium pour danser avec la nana.

L’histoire se répète.

Je bave.

Je suis divisé : je veux monter, mais je chie de nouveau dans mon froc.

En plus, je suis en slip.

Elle est vêtue d’une petite jupe et de hauts talons.

(À partir de 22h tout le monde se promène en lingerie.)

La tension monte

Le conflit interne s’amplifie.

La petite voix dans ma tête crie : « OOUUAAAIIIS, vas-y ! »

« Non, t’es nul. Tu ne sais pas danser. Tu vas te ridiculiser. »

Flashback du petit Konsti bavant sur la belle gonzesse sur le podium, mais n’osant pas la rejoindre.

« Vas-y ! »

Flashback.

« Non ! »

« Vas-y ! »

« Non ! »

« Oui ! »

« Non ! »

Flasback, flashback, flashback.

« Oui, non, oui, non, oui, non ! »

« Aaaaargh ! JUSTE UNE FOIS ! Une seule fois pour que sur ton lit de mort tu ne puisses pas te dire : « Mince, je regrette. J’aurais dû le faire. » »

BOUM !

Une explosion interne.

Une énergie en moi se libère.

(C’est sûrement la vodka.)

Je monte, j’attrape le poteau et…

Je commence à danser maladroitement.

Je ressens en moi un fort besoin d’acceptation, de « neediness ».

De manque de confiance en moi…

Ma petite voix interne hurle : « S’IL TE PLAÎT, JOLIE FILLE ! REGARDE-MOI DANS LES YEUX ! FAIS-MOI UN SOURIRE ! DANSE AVEC MOI ! ENVOIE-MOI JUSTE UN SIGNE QUE C’EST OK ! »

Mon état interne : 100% malaise, 0% plaisir.

Mes jambes : spaghetti.

Mon visage : crispé.

Mon sourire : encore plus jaune qu’un chinois déguisé en canari.

Pendant que toute mon énergie vitale s’évapore de mon corps…

… elle se retourne et se barre.

Je me retrouve là…

Tout seul.

Comme un con.

Sur le podium d’un club échangiste.

En slip.

Un gros poteau en métal entre les mains.

Face à une foule en lingerie (voire même à poil).

J’ai entendu dire que pour vaincre la peur de parler devant un public, une des techniques consiste à s’imaginer le public à poil.

Pas besoin de me l’imaginer.

Ça ne marche pas.

La petite voix dans ma tête : « AAAAAAAAARRRRHHHHH ! NNNNNOOOOOOOOONNNNNNN ! »

Je voulais juste être cool. Pour une fois.

Et ne pas céder à cette peur. Pour la énième fois.

Je fais encore quelques pas de danse pour masquer ma déception.

Me sentant tellement ridicule, je ne tiens plus le coup.

Je descends du podium, en évitant tout le monde du regard, et me précipite vers Gérard qui, appuyé sur le bar, à l’air de trouver ça amusant.

« Prends-moi dans tes bras ! », je le supplie, « J’en ai besoin. »

Je lui murmure à l’oreille : « Mon vieux, tu ne peux pas t’imaginer comme je me sens rrrriii-di-cule. »

Lui : « Mais non ! Ça va encore. »

Moi : « Au moins je suis fier d’avoir eu les couilles de le faire. »

Après le câlin, je me sens un peu mieux. Je commande une vodka.

Le sentiment de honte se dissipe graduellement, mais pas assez vite à mon goût.

Je propose à Gérard de rejoindre Ruby et Élise.

Nous terminons notre boisson et montons dans « le labyrinthe du vice ».

La morale de l’histoire ?

Il y en a deux.

Premièrement, je suis content et fier de moi de l’avoir fait. J’ai enfin fait ce fameux premier pas. La prochaine fois que je me retrouverai dans une situation similaire, ça ne sera plus de l’ordre de l’inconnu. La peur sera plus gérable, peut-être même moins intense.

Pour moi, c’était une expérience extrême : monter sur un podium, quasiment à poil, pour faire une pole dance avec une nana, aussi quasiment à poil, qui m’attire. Compare ça maintenant à une scène similaire, mais dans une boite normale…

Trois fois rien…

Peanuts…

(Attention, Konsti ! Ne vends pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué. À tester d’abord.)

Deuxièmement, l’intensité ressentie d’un sentiment est TOUJOURS plus élevée que l’intensité perçue par les autres. J’ai ressenti un malaise hyper intense et violent, tandis que Gérard trouvait que « ça allait encore ». Peut-être qu’il voulait être gentil avec moi.

Qui sait…

Mais en tant que psychologue et par expérience, je peux te dire que ce fossé entre l’émotion vécue et l’émotion perçue par les autres existe réellement. C’est un phénomène dans lequel beaucoup de timides devraient se reconnaître. Ils croient que tout le monde les regarde, tandis qu’en réalité tout le monde s’en fout.

Bref…

Je l’ai fait.

Au moment même c’était une expérience horrible.

Pour les autres ce n’était rien de spécial.

Victoire personnelle !

En voici encore une…

À propos de l’auteur : Je m’appelle Konsti. Je suis psychologue, le fondateur de CoachDrague et l’auteur des guides Plus jamais seul ! et Tu la veux, tu l’auras. Je suis passionné par l’analyse profonde des interactions homme-femme, le polyamour, l’hypnose et la sexualité. Mon style de drague est direct et sincère.

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