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Tout le monde a peur du rejet

As-tu peur du rejet ? Tu n’es pas le seul. Le mec dans la rue, ton voisin, ton idole, ton patron, ton prof préféré, ton meilleur pote et ta mère aussi.

Moi aussi.

Tout le monde a peur du rejet !

Comment cela se fait-il ?

La science a démontré que les besoins sociaux comme l’acceptation et l’appréciation sont tout aussi importants que les besoins primaires comme la bouffe et la sécurité.

Notre cerveau est programmé ainsi. Le rejet social active les mêmes centres cérébraux que la douleur physique. Le rejet social fait mal ! Pour ton cerveau, le rejet social est très semblable à un coup de poing sur la tête, une brûlure ou une cheville tordue.

La douleur sociale (le rejet) active les mêmes centres cérébraux que la douleur physique.

Tu as peur d’aborder cette jolie poupée dans la rue ? C’est normal, ton cerveau est programmé ainsi. Tu as peur de lui dire que tu l’aimes ? C’est normal, ton cerveau est programmé ainsi. Ta copine vient de te larguer, tu en souffres et tu te demandes comment la récupérer ? C’est normal, ton cerveau est programmé ainsi.

C’est du pur darwinisme : le rejet diminue les chances de survie, l’acceptation augmente tes chances de survie.

D’un point de vue intellectuel, c’est très intéressant. Évolution, survie, centres cérébraux…

Mais d’un point de vue pratique, qu’est-ce que cela nous apporte ? À part un peu de soulagement — la petite voix dans ta tête : « Ouf, je ne suis pas le seul. » — pas grand chose.

La peur du rejet est un des plus grands obstacles dans l’apprentissage de la séduction.

Qui dit apprentissage de la séduction dit interaction. Qui dit interaction dit éventuel rejet. Qui dit éventuel rejet dit peur. Et qui dit peur dit passivité, procrastination, excuses et évitement.

Bref, tu vois une belle nana. Tu chies dans ton froc. Tu ne l’abordes pas.

La question suivante se pose :

Comment progresser en séduction malgré la peur du rejet ?

Ou comment carrément vaincre la peur du rejet ?

Voici quelques solutions…

Éviter le râteau

Si tu me connais, ce conseil pourrait te sembler bizarre : « Hein ? Konsti ! Qu’est-ce qui t’arrive ? Toi, le roi des râteaux, tu nous conseilles d’éviter le râteau ? »

Oui et non.

Ce conseil est destiné aux mecs sensibles et fragiles, aux débutants sans expérience qui ont un manque de confiance en eux, qui sont mal dans leur peau, qui souffrent souvent de solitude… Ces mecs gèrent difficilement les râteaux. Ça les enfonce encore plus loin dans leur malaise.

Ces mecs ont avant tout besoin de quelques bonnes expériences. De quelques bonnes interactions avec des filles.

Comment accumuler de l’expérience, comment avoir des interactions sociales ET éviter le râteau ?

C’est tout con. Tu dois terminer l’interaction en premier. Tu abordes, tu interagis avec la fille et tu termines l’interaction en premier. Tu lui dis : « Je dois y aller. Je te laisse. Au revoir. » Ou quelque chose dans ce style.

En terminant l’interaction, tu gardes le contrôle de l’interaction et tu évites le rejet.

Se désensibiliser

Se désensibiliser veut dire devenir moins sensible (non, sérieux ?). La désensibilisation se traduit dans la réduction de la douleur et de la souffrance. L’ingrédient principal de la désensibilisation est la répétition.

Deux méthodes de désensibilisation existent : la méthode douce et la méthode dure.

La méthode douce consiste à y aller de manière progressive. Petit à petit. Pas à pas. Tu commences par exemple par l’évitement du râteau (tu termines l’interaction en premier). Après quelques approches, tu proposes aux filles de prendre ton numéro. Les approches suivantes tu leur proposes d’échanger vos numéros. Ensuite tu leur dis de te donner leurs numéros. Et ainsi de suite.

Bref, tu augmentes le niveau de difficulté graduellement.

La méthode dure est celle que je préfère car tu obtiens des résultats spectaculaires très rapidement. En quelques heures !

Mais cette méthode ne convient pas à tout le monde. Je dirais même qu’elle ne convient pas à la majorité des mecs. Pourquoi ? Car elle est…

Trop dure. Trop VIOLENTE !

J’ai vu des mecs littéralement s’effondrer en larmes à cause de cette méthode.

Oups…

Cette méthode consiste à se prendre plein de râteaux à la chaîne. L’un après l’autre. Bam, bam, bam… Ainsi tu « fais comprendre » à ton cerveau que la peur du rejet n’est pas justifiée, qu’en réalité il n’y a pas de conséquences négatives, qu’en réalité il ne se passe…

RIEN !

Tu te prends des râteaux. C’est tout.

Pour te donner une idée, jette un coup d’oeil à l’article Comment se libérer du regard des autres.

Je répète : cette méthode est violente. Je la conseille uniquement aux mecs ayant de l’expérience, de l’optimisme et une certaine maturité. Des mecs qui savent encaisser des coups, qui savent relativiser, qui ne se prennent pas trop au sérieux.

Développer un cercle social

Avoir un cercle social augmente ton bien-être et ton estime personnelle. Par cercle social je veux dire avoir au moins quelques relations amicales de qualité.

Le cercle social est un excellent antidote (peut-être même le meilleur) contre le rejet. C’est logique : faire partie d’un cercle social est une preuve réelle d’acceptation.

Quand tu te fais rejeter, ton cerveau fait : « Aïe ! Je viens de me faire rejeter. Mes chances de survie diminuent. Douleur, douleur, douleur. Punition, punition, punition. »

Quand tu te fais accepter, ton cerveau fait : « Wouhou ! Je viens de me faire accepter. Mes chances de survie augmentent. Plaisir, plaisir, plaisir. Récompense, récompense, récompense. »

Comment développer un cercle social ? C’est simple.

Un, cherche un groupe constitué de gens qui ont tous le même centre d’intérêt, par exemple le foot, la danse, la drague, les échecs ou quoi que ce soit.

Deux, intègre-toi dans le groupe.

Comment s’intégrer dans le groupe ? C’est encore plus simple : sois régulièrement présent aux rassemblements du groupe (entraînements, sorties, dîners, répétitions, cours, etc.).

Mot clé : régulièrement. La répétition, souviens-toi…

Merci, bonne drague et si tu connais un autre moyen, n’hésite pas à me le faire savoir en laissant un commentaire.

Illustration douleur sociale vs. douleur physique : Samuel Valasco

Référence : Eisenberger, N. I. (2012). Broken Hearts and Broken Bones: A Neural Perspective on the Similarities Between Social and Physical Pain. Current Directions in Psychological Science, 21 (1), 42–47

À propos de l’auteur : Je m’appelle Konsti. Je suis psychologue, le fondateur de CoachDrague et l’auteur des guides Plus jamais seul ! et Tu la veux, tu l’auras. Je suis passionné par l’analyse profonde des interactions homme-femme, le polyamour, l’hypnose et la sexualité. Mon style de drague est direct et sincère.

  • Bob dit :

    T’es le meilleur Konsti. Non mais sérieux, j’ai un peu fait le tour des autres du genre sur le web mais je reviens toujours à toi :) Étant méfiant de nature je peux affirmer que toi tu m’impressionne par ta grande simplicité et ta transparence.

    Bref je voulais te dire que je ne parviens pas à trouver ton ebook « L’Art Du Compliment : Comment la faire fondre subtilement ». Quand je clique sur le lien j’arrive toujours à une page facebook complètement inutile (à l’image du reste d’ailleurs;-))

    • Konsti dit :

      Salut Bob, merci pour le compliment.

      Bref je voulais te dire que je ne parviens pas à trouver ton ebook « L’Art Du Compliment : Comment la faire fondre subtilement ». Quand je clique sur le lien j’arrive toujours à une page facebook complètement inutile (à l’image du reste d’ailleurs;-))

      Maintenant ça fonctionne. Tu peux télécharger ton exemplaire de L’art du compliment en cliquant ici.

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