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La peur d’aborder les femmes, faut-il vraiment s’en débarrasser ?

Cher lecteur, as-tu peur d’aborder les femmes ?

Bien entendu. 99% des mecs (99%, façon de parler) ont peur d’aborder les femmes.

Dans cet article je partagerai avec toi une astuce pour t’aider à surmonter ta peur d’aborder les femmes plus facilement.

Je l’ai répété des milliers de fois et je continue à le répéter : pour surmonter ta peur tu as besoin de 2 ingrédients : la confrontation et la répétition.

Tu dois te confronter à ta peur (tu dois faire ce qui te fait peur) et tu dois répéter ça autant de fois que nécessaire.

Maintenant, pour la plupart des mecs, vaincre cette peur reste une entreprise douloureuse.

Mais…

Avant de continuer, j’aimerais te demander une chose : de lire cet article jusqu’au bout, car il a le potentiel de transformer ta vie sans même que tu t’en rendes compte.

Voici comment : le contenu de cet article changera ta vision → cette nouvelle vision influencera tes choix → ces choix se traduiront dans tes comportements → ces comportements se traduiront dans tes résultats.

vision → choix → comportement → résultats

« Konsti, n’allais-tu pas me donner une astuce pour m’aider à surmonter ma peur plus facilement ? »

C’est ce que je viens de faire !

Continue à lire et tu comprendras…

Dans cet article nous allons changer ta vision, ton attitude, ton état d’esprit vis-à-vis de la peur d’aborder les femmes.

Ton attitude actuelle vis-à-vis de la peur peut se résumer à ça :

  • La peur est un obstacle, un parasite.
  • La peur me freine dans mon développement.
  • La peur heurte mon succès auprès des femmes.
  • Je dois me débarrasser de cette peur.
  • Quand j’ai peur, je dois le cacher.
  • Je dois d’abord surmonter cette peur pour ensuite pouvoir réussir.
  • La peur est un signe de faiblesse.
  • Je ne veux pas montrer ma peur aux autres, sinon ils vont me trouver faible, ils vont me mépriser.

Si c’est ton point de vue sur la peur, alors…

… tu as raison !

La peur est un réel obstacle pour toi. La peur te freine réellement.

Avec cette vision négative sur la peur, quand tu décides d’aborder une femme, ton cerveau déclenche la réponse combat-fuite.

Ton cerveau te prépare à affronter un danger avec tous les changements physiologiques qui vont avec : constriction des vaisseaux sanguins, pâleur ou rougissement, vision tunnelisée, tremblements, etc.). Aborder une femme devient une expérience similaire à un ours qui t’attaque.

Rester à la maison ou te faire attaquer par un ours ? Le choix est vite fait.

Ceci pourrait (partiellement) expliquer pourquoi tant de mecs ont des difficultés à se lancer dans la pratique de la drague.

Voici ce que nous allons faire maintenant.

Nous allons changer ta vision vis-à-vis de la peur !

Encore une fois : meilleure vision → meilleurs choix → meilleurs comportements → meilleurs résultats.

Accroche-toi, car nous allons faire un virage à 180° !

Prêt ?

C’est parti !

Et si la peur était ton amie ?

Et si la peur voulait te faire comprendre que ce que tu comptes faire est réellement important pour toi ?

Et si la peur n’était pas un obstacle, mais une partie intégrante des interactions homme-femme en particulier et de la condition humaine en général ?

Et si la peur voulait dire : « Ton cerveau et ton corps te préparent à être performant, à livrer une super performance, à exceller ! » ?

Car au final, c’est ça…

C’est vraiment ça !

La peur est ton amie. La peur essaie réellement de te faire comprendre que la situation est importante pour toi.

As-tu déjà rencontré quelqu’un qui n’a jamais eu peur ? Bien sûr que non.

La peur est une émotion de base. Tous les humains, tous les mammifères connaissent la peur.

Tu connais quelqu’un qui n’a pas peur d’aborder ? Probablement que non.

Et si tu connaissais quand même quelqu’un qui n’a pas peur d’aborder, c’est qu’il a réussi à surmonter cette peur. Dans ce cas, je t’invite à lui poser des questions sur son état d’esprit vis-à-vis de la peur. Je parie qu’il a une vision positive comme celle que je viens de te donner.

Est-ce que tu as déjà surmonté des épreuves difficiles comme parler devant un public ou passer un test ou un examen difficile ?

Comment t’es-tu senti avant ?

Exactement, tu étais neveux.

Tu avais peur !

Ton cerveau et ton corps savaient que c’était un défi. Par conséquent, tu t’es retrouvé dans un état de hyper-focus, hyper-vigilance et hyper-endurance.

Quand tu abordes une femme, exactement les mêmes centres du cerveau sont activés, les mêmes neurotransmetteurs sécrétés, etc.

Aborder une femme est un défi.

La peur te prépare à ce défi !

Mieux vaut ne pas avoir peur, n’est-ce pas ?

Pas tout à fait.

Ne crois pas que ne pas avoir peur est un meilleur état pour aborder. Car ce n’est pas le cas.

L’inverse est vrai !

Mieux vaut avoir peur.

En ayant peur tu mobilises plus de ressources pour faire face à la situation : plus de focus, plus de sang dans le cerveau et les muscles, plus de détermination, plus de vigilance…

Quand est-ce que je fais les meilleures approches ?

Quand j’ai peur ET quand j’éprouve du plaisir à aborder (entre la 2e à 5e approche de la journée ou soirée).

Quand je suis entièrement détendu (à partir de, plus ou moins, la 6e approche de la journée ou soirée), mes approches deviennent moins bonnes : j’ai moins de conviction, de détermination, de motivation, d’énergie… J’injecte moins d’émotions dans mes approches.

C’est plus apathique. Plus plat. Plus light.

Supposons que tu as suffisamment étudié, préfères-tu être excité avant un examen difficile ou 100% détendu ?

La bonne réponse : excité !

Si tu es « 100% détendu » lors de l’examen, alors tu risques de moins bien performer que si tu étais excité.

Encore une fois, la peur est ton amie ! La peur fait ressortir le meilleur de toi-même.

Voici une petite synthèse, avant de passer à la foire aux questions :

  • Attitude : la peur est un ennemi → réaction physiologique : réponse combat-fuite → comportement : tu bloques, tu évites, tu agresses, tu (contre-)attaques.
  • Attitude : la peur est mon amie → réaction physiologique : « challenge response » (se préparer au défi) → comportement : tu prends le taureau par les cornes !

Puisque je ne savais pas comment intégrer les éléments suivants de manière cohérente et fluide dans le texte (ou je n’avais plus assez d’inspiration et de clarté d’esprit après une nuit passée à envoyer des messages chauds sur Whatsapp), je les ai jetés ensemble dans une foire aux questions.

La voici…

La peur est ton amie, la foire aux questions

Comment appliquer ça concrètement sur le terrain ?

« Konsti, c’est très beau tout ça… en théorie. Je cherche des conseils pratiques et immédiatement applicables sur le terrain. La masturbation intellectuelle, ce n’est pas pour moi. Je veux aborder. Je veux choper ! »

Je te comprends parfaitement. La masturbation intellectuelle ne t’intéresse pas.

Et la masturbation tout court ?

Blague à part, voici comment appliquer ça sur le terrain.

Tu t’apprêtes à sortir ? Alors, lis cet article juste avant. C’est aussi simple que ça.

Encore une fois :

  • Le but de cet article est de transformer ton attitude vis-à-vis de la peur.
  • En changeant ton attitude la peur ne disparaitra pas. Ton appréciation de la peur changera. Certaines personnes évitent le sport, car ils n’aiment pas la douleur physique. D’autres adorent justement cette douleur. Dans les deux cas la douleur est présente. Avec la peur c’est la même chose.
  • Tu portes un jugement négatif sur la peur ? Remplace-le par un jugement positif. Remplace « la peur est un ennemi » par « la peur est mon amie ».

Ensuite, sur le terrain :

  • Pose-toi la question : « Comment utiliser cette énergie pour atteindre mes objectifs ? »
  • Remplace « Je n’ai vraiment pas envie d’aborder cette fille. Je n’en suis pas capable. » par « Ceci sera utile. Je vais apprendre de cette expérience, ce qui m’aidera dans mes futures approches. »

Ça marche aussi pour ceux qui ont vraiment très peur ?

« Oui mais, Konsti. Cette stratégie de « la peur est ton amie » marche seulement pour les mecs « normaux » qui ont juste peur d’aborder. Moi, par contre, j’ai vraiment très, très peur ! Je suis vraiment timide. Je souffre même de phobie sociale. »

Tu es un cas sévère et ta peur est un vrai problème ?

C’est une EXCELLENTE nouvelle !

Alors, ce changement d’attitude vis-à-vis de la peur est d’autant plus important pour toi.

Les avantages de l’attitude positive vis-à-vis de la peur ne se limitent pas qu’à ceux qui ont un peu peur.

ATTENTION ! Ce changement d’attitude n’éliminera pas ta peur. Ça va changer le sens que tu donnes à la peur et ensuite les effets de cette peur.

Je ne suis pas convaincu. Une partie de moi me dit que ça ne marche pas, que ce n’est pas vrai.

« Oui, mais Konsti. Je n’y crois pas trop à cette nouvelle attitude. Quand j’essaie de changer mon attitude, c’est comme si je me mentais à moi-même. Quand je me dis « La peur est ton amie, c’est de l’excitation, c’est un signe que ton corps de prépare à être plus performant. », une partie en moi me répond que ce n’est pas vrai. »

Premièrement, le dicton fake it till you make it est très pertinent ici.

Ou bien, comme je le dis si souvent : « La répétition est la meilleure amie de l’apprentissage ! »

Plus tu répètes cette nouvelle vision, plus elle deviendra réalité. Ta réalité !

(Je suis certain que le phénomène psychologique « plus tu es confronté à une info, plus tu y croiras, même si cette info est fausse » a un nom, mais je ne m’en souviens plus. Si tu connais le nom de ce phénomène – je pense aussi qu’il fait partie des biais cognitifs – alors partage-le dans les commentaires, si tu veux bien. Et si tu ne veux pas, alors partage-le également dans les commentaires. )

Deuxièmement, que tu y crois ou non ne change pas grand-chose. La terre est ronde, que tu le crois ou non. Pareil pour ce changement d’attitude. Ça marche vraiment ! C’est prouvé scientifiquement. C’est un fait !

Qu’est-ce qu’il ne faut pas faire ?

Tu ne t’es probablement pas posé cette question. Je vais quand-même y répondre, car c’est important.

Alors, ce qu’il ne faut surtout pas faire, c’est éviter d’aborder les femmes afin d’éviter la peur.

En essayant d’éviter la peur, tu développes une relation hostile avec la peur. Cette peur hostile deviendra de plus en plus intense et tenace.

Ça ne marche pas, la peur est toujours là

« Konsti, j’ai essayé ton truc. Ça ne marche pas ! La peur est toujours là. »

Si tu penses ça, c’est que tu perçois la peur encore comme un ennemi, comme quelque chose de négatif, quelque chose à éviter.

Encore une fois, ce changement d’attitude n’enlèvera pas la peur. Ce changement d’attitude changera la signification de la peur et par conséquent son effet.

Même si tu as l’impression que la peur n’est pas utile, accueillir cette peur peut la transformer en quelque chose d’utile : plus d’énergie, plus de motivation, plus de de volonté d’agir et plus de confiance. Plus de confiance, c’est-à-dire passer de « Je ne veux pas. » à « Je peux le faire ! ».

En conclusion, puisque je n’ai plus d’inspiration, de motivation et de clarté d’esprit après une nuit passée à envoyer des messages chauds sur Whatsapp, j’ai décidé de terminer cet article brusquem

À propos de l’auteur : Je m’appelle Konsti. Je suis psychologue, le fondateur de CoachDrague et l’auteur des guides Plus jamais seul ! et Tu la veux, tu l’auras. Je suis passionné par l’analyse profonde des interactions homme-femme, le polyamour, l’hypnose et la sexualité. Mon style de drague est direct et sincère.

  • Fabrice dit :

    Encore un putain de superbe article Konsti!
    J’ai compris ce principe il y a quelques semaines et je ne lutte plus contre la peur mais je l’accueille :) Je me sens beaucoup plus libre.
    Le nom du biais cognitif dont tu parles est le « biais d’exposition » : plus tu es exposé à quelque chose plus ça devient ta réalité (c’est aussi le principe de la pub).
    Merci mec! A bientôt :-)

    • Konsti dit :

      Salut Fabrice, merci pour le compliment. Je suis en forme ces derniers jours. Il fait beau, j’ai de nouvelles candidates dans la « pipeline », Luna a rejoint l’équipe…

      Bref, je beaucoup de sources d’inspiration. :-)

      Le nom du biais cognitif dont tu parles est le « biais d’exposition » : plus tu es exposé à quelque chose plus ça devient ta réalité (c’est aussi le principe de la pub).

      C’est exactement ce que je cherchais. Super !

      Encore merci pour cette belle contribution, Fabrice.

  • Jacques dit :

    Superbe article.

  • Mohamed dit :

    Salut Konsti,

    Tu parles de la confrontation et la répétition pour surmonter sa peur. Penses-tu qu’il soit parfois préférable d’arrêter la drague et vivre avec sa peur, si plusieurs échecs dans la confrontation tendent à baisser l’estime et la confiance en soi ?

    • Konsti dit :

      Salut Mo.

      Penses-tu qu’il soit parfois préférable d’arrêter la drague et vivre avec sa peur

      Non, pour quelle raison ? Pour éviter de souffrir ?

      L’évitement renforce justement ta peur et diminue ta confiance en toi.

      si plusieurs échecs dans la confrontation tendent à baisser l’estime et la confiance en soi ?

      Ce n’est pas les échecs qui font baisser ta confiance en toi, mais ton interprétation de ces échecs.

      • Mohamed dit :

        Quand tu parles de l’interprétation, fais-tu allusion à ce que j’ai lu dans l’un de tes articles qu’il fallait « être motivé dans la drague tout en restant détaché du résultat » ?

        • Konsti dit :

          Quand je parle d’interprétation, je parle du sens que tu donnes aux événements en général et aux râteaux dans ce cas précis.

          Quand tu te prends un râteau, est-ce que tu te dis « je ne suis pas assez bien » ou bien « ce n’est pas agréable comme sentiment, mais ça fait partie de l’apprentissage » ?

          Autrement dit, est-ce que tu te juges ou est-ce que tu t’observes ? Se juger et s’observer sont deux choses différentes.

  • Cc dit :

    Intéressant article et très analytique Konsti,

    J’ai toutefois une question; je présume que c’est normal d’avoir des peur et 1 fréquence cardiaque qui augmente en fonction du défi (avec des belles femmes ou celles qui plaisent plus que d’autres pendant l’interaction) ? D’ou la répétition…

    • Konsti dit :

      Salut Cc.

      je présume que c’est normal d’avoir des peur et 1 fréquence cardiaque qui augmente en fonction du défi

      Oui, tout à fait.

  • Léo dit :

    Merci coach !
    Je suivrai tes conseils jusqu’au bout !

  • Franck dit :

    Toujours aussi pertinent Konsty. A l’époque la peur d’aborder me paralysait et du coup je n’agissais pas et je rentrais avec des regrets. Maintenant la peur fait partie intégrante de ma façon de voir les choses (un peu comme le stress est important pour nous stimuler). J’agis. Point barre. D’ailleurs ne dit-on paq que celui qui n’a pas peur n’a pas le courage :-)

  • Alvin dit :

    Moi aussi après plusieurs confrontations j’ai une autre réalité… Mais ce que j’adore chez toi ce sont tes histoires dans des podcasts. Tu devrais en publier plus souvent.

    • Konsti dit :

      Hahaaa ! Si seulement tu savais ce que je suis en train de vous préparer.

      Du bon vieux dirty Konsti.

      Tu vas te régaler !

  • CC dit :

    Konsti,
    Dommage que les rateaux ou échecs peuvent engendrer de la frustration car l’homme veut toujours + et briller »

  • Christian dit :

    Très bon article, un de plus.

    J’ai fini par trouver une petite phrase qui me semble être en ligne avec ton article : « ce que je veux vraiment se trouve de l’autre côté de ma peur ».

    Valable dans tes tas de domaines, sports extrêmes, drague, vie de tout les jours.

  • Christopher dit :

    Franchement Konsti,

    J’aime beaucoup la façon, comment tu réfléchis, cet article m’a fait penser à un mec, qui m’a appris un jour, qu’il y’a 2 types de peur : il y’a la bonne peur, et la mauvaise peur. Au début, je comprenais pas l’article, quand tu as posé la question : la peur est ton ami, je me suis dit mais qu’est-ce qu’il veut dire par la ?

    J’avais compris… et c’est vrai, qu’en étant à l’aise dans les approches, je deviens plus light, tranquille, mais y’a moins de motivations, moins performances, et sa devient ennuyant :( Comme je te l’ai dit, je me suis imposé un défi, en 2015, d’aller voire 20 filles, 20 du à mon age, et j’ai pris plaisir à le faire… J’ai changé ma vision de voire les choses, et grâce à cet article, tu m’a encore appris des nouvelles choses à méditer,merci, tu m’aides encore !

  • Angel dit :

    Changer des lunettes, de cadre de référence. Nous sommes responsables de nos émotions et la peur en est une : voici une anecdote que illustre un peu ce que cela veut dire :

    Deux copains se rencontre en rue.
    – « Alors, comment ça va ? » demande le premier.
    – « Pas fort, je souffre d’incontinence. J’arrête pas de pisser au lit. »
    – « Et t’as déjà été voir un médecin ? »
    – « Ben oui j’en viens, mais le résultat ne change pas. »
    – « Va voir un Kiné, il pourra peut-être t’aider. »
    – « Ouais, d’accord. »

    Une semaine plus tard les deux copains se retrouvent.
    – « Et alors ce Kiné. Il a pu t’aider ?  » demande le premier.
    – « Ben non, je pisse toujours autant au lit. Une véritable inondation. »
    – « Va voir un Psy. Le problème vient peut-être de là. »
    – « OK, je vais essayer! » répond le second. »

    Trois semaines plus tard les deux copains se retrouvent à nouveaux.
    – « Et alors ce Psy ? Il a pu régler ton problème ? » demande le premier.
    – « Oui ! »
    – « Ah ! Et tu pisses plus au lit, alors ? »
    – « Non, je pisse toujours autant, mais maintenant, je m’en fous ! »

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