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Anecdotes d’un dragueur accro

Je suis en vacances cette semaine.

Avec un ami, nous partons à la mer du Nord pour travailler notre bronzage sur la plage.

De retour sur Bruxelles, la fille de mon dernier article, avec qui j’avais couché après avoir prétexté vouloir faire une sieste, vient chez moi.

Nous couchons ensemble une seconde fois. Je prends ma guitare et joue. Car j’ai envie de jouer, pas en espérant la faire fondre ou quoi que ce soit (le cliché!).

Elle me dit qu’elle s’en va et que c’était la dernière fois qu’on se voyait, car son copain revient de vacances demain. Je m’en contre-fous.

Du coup elle continue à visiblement tenter de me faire du mal : « Tu ne me sers plus à rien ».

« Ok. »

« Ne m’envoie pas de message. »

« C’est bien ce que je comptais faire. »

« Salut chaton. »

« M’appelle pas chat… », je ferme la porte.

Le lendemain, je pars visiter Gand avec ma nouvelle petite fiancée. Celle que j’avais rencontrée lors du bal à Louvain-la-Neuve. Elle passe d’abord chez moi avant de prendre la route. On se retrouve au lit, surprise, j’éjacule en elle après même pas deux secondes. Je lui explique que ça ne m’était plus arrivé depuis fort longtemps. Elle n’a pas l’air de me croire, mais j’abandonne.

On prend la voiture, je m’ennuie déjà. On prend des photos ensemble à Gand, et on part après une heure car je m’emmerde violemment. Je la laisse prendre le train pour chez elle à Bruxelles, mais je la raccompagne à la gare.

Sur le trajet, trois mecs dans un arrêt de bus sifflent ma petite blonde, en criant comme des animaux.

Aaah ! Un peu d’action.

Je me rapproche, les insulte d’enfants de putain, et leur propose de fermer leur gueule, me préparant à sortir mon gros couteau automatique de ma poche. Mais ils ne disent plus rien et nous continuons notre chemin.

Plus tard dans la journée, je remarque qu’elle a mis une photo de nous sur Instagram, avec toutes ses copines qui commentent « beau couple », « plein de bonheur »… C’est ridicule, mais amusant et agréable.

Deux de mes potes, sans se consulter, me demandent s’il serait possible de se la faire à trois, alors je réponds que ça ne me dérange pas, si elle est d’accord.

Je me rends chez une copine avec qui je traîne depuis trois mois (Maud). Je reste manger, baiser, regarder une série. Je m’en vais à pied.

Le lendemain matin, nous allons au sport avec cette même fille. On mange ensuite chez elle, puis elle vient chez moi. Je fais tout pour qu’elle bouge, qu’elle me laisse enfin tranquille et que je puisse écouter un peu de musique seul avant de partir voir une autre fille.

J’ai ce besoin de solitude, pour pouvoir apprécier chaque note de mes chansons préférées, sans qu’une putain de meuf braille dans mes putains d’oreilles. Mais quand c’est fait, c’est le besoin de les entendre elles dont j’ai besoin.

Je ne sais pas si je l’apprécie vraiment, mais elle fait bien à manger. On fait du sport ensemble et c’est pas mal. Et elle me prête parfois de l’argent.

Je prends la voiture sans aucune motivation et rejoins mon rencard à 21h. Je l’avais rencontrée en boîte et je n’avais plus aucune idée de ce à quoi elle ressemblait.

C’est plutôt une bonne surprise, elle a un très joli visage et un corps svelte. Mais quel manque de personnalité !

En gros, elle ne se passionne pour rien, à part ses chevaux, se concentre sur le travail et n’estime pas avoir besoin de rencontrer des mecs.

Je paie le premier verre : « Tu paieras le suivant. »

J’essaie de creuser un peu pour voir si elle n’est pas un peu marrante quand même.

Du coup, je bois pas mal. Finalement, elle paie toutes les tournées suivantes et elle reste aux softs.

Nous croisons une ex quand nous sommes assis en terrasse (celle de mon article Le véritable dragueur, un véritable salaud ?). Je remarque, à son air crispé, qu’elle m’a vu elle aussi. Elle a dû se dire : « Merde, l’autre malade. Encore en train de boire un verre avec une meuf. »

J’essaie de m’intéresser à ses histoires. Elle a eu un seul mec pendant des années, qui était vraisemblablement un peu pervers narcissique (jaloux, possessif, insultant …).

Nous quittons le bar et je l’embrasse malgré tout. Elle embrasse bien. Elle a la même odeur que beaucoup de filles que j’ai rencontrées. Une odeur, un goût un peu métallique qui doit venir de son maquillage. Elle sent bon. Elle ne fume pas, contrairement à moi, ce qui est plutôt positif. L’odeur de la clope, c’est quand même dégueulasse.

Nous croisons des amis à elle. L’un d’eux me connaît, je pense. Il aura sûrement plein de choses à lui dire sur moi quand ils se reverront.

Nous nous installons dans un hamac qui est à disposition des gens dans le centre-ville. On continue à s’embrasser. Nous sommes loin de chez moi et elle habite toujours chez ses parents. Comme je suis fatigué, je ne termine pas l’affaire et je lui dis que je dois rentrer.

Elle me dit qu’elle attend de mes nouvelles. Sur le moment, j’avais envie de lui donner des nouvelles, mais plus maintenant que je suis chez moi.

J’écris aux filles nulles mais jolies de Tinder.

Je me demande ce qu’une fille pourrait avoir de plus qui me ferait tomber amoureux. Un peu de folie, sûrement.

Je pense que les filles qui sont un peu folles sur Tinder ne s’intéressent pas à moi, car j’ai l’air superficiel avec mes photos de mannequin.

Je vais me coucher. Je prends un de mes couteaux avec moi dans le lit. J’essaie de lui fabriquer un petit pyjama avec une chaussette, mais je le préfère finalement sans.

Je fais une collection de couteaux de poche et je trouve ça tellement gracieux que j’en ai toujours un sur moi que je peux admirer.

Est-ce que c’est bizarre ? Oui, sûrement…

Je me réveille, téléphone à un très bon ami et lui propose d’aller le voir. Je prends un iPhone que j’ai trouvé pour qu’il essaie de me le débloquer. Je prends aussi un petit jouet pour le donner à sa fille, que j’avais acheté pour ma nièce, mais qu’elle avait déjà.

J’imagine son père lui dire dans quelques années : « Tu vois ce jouet ? C’est un vieil ami qui te l’avais offert. Hippolyte, le gars qui était un peu cinglé. »

Le soir, je me rends à un groupe de parole pour bipolaires pas loin de chez moi. C’est fort intéressant, mais c’est dommage qu’il n’y ait pas de jolies filles.

Ensuite, j’achète la bouteille de vin rouge la moins chère du night shop à côté, je prends la voiture et je me rends dans une soirée entre collègues de l’entreprise de Maud. Une grosse boîte de consulting. Tous des bourgeois.

J’arrive en t-shirt alors que les mecs sont tous en chemise ou en costume. Je me présente à tout le monde.

« Vous avez tous l’air très jeune, c’est une start-up ou quoi ? »

Il y a une fille particulièrement jolie qui danse dans le grand salon, alors je questionne ma copine. Elle me dit qu’elle est mariée. Elles sont toutes mariées ou casées apparemment.

Je lui dis : «  Il y a deux sortes de femmes : les filles libérées et les emmerdeuses. C’est bon ce que je viens de dire, je l’écrirai dans mon article ! »

Elle me répond : « Et je suis quoi moi, connard ? De quel article tu parles ? Tu veux te taper ma collègue ou quoi ? »

« Chut, vas-y, tu sais pas me trouver du rhum ? ».

Un gars me demande si je fais du mannequinat.

« Euh oui, j’en ai fais un peu, comment tu le sais ? ». Il me répond que ça se voit à ma posture, ma démarche et à ma concentration. Hé bien ! C’est flatteur.

Pour passer le temps, je me sers d’énormes verres de gin que je fais passer pour du gin tonic.

Sur la terrasse, je monopolise la conversation en parlant de fisting et de bébés morts.

Maud me dit qu’on doit rentrer. Ok j’accepte. Je la reconduis chez elle. Je rentre chez moi.

Le lendemain matin, je réponds à mes diverses copines. Je réponds sur Tinder. Il y a beaucoup de Flamandes. Je dois parler anglais, car je ne parle pas néerlandais et j’abandonne rapidement. Je n’ai pas envie de faire d’effort.

Il y en a une qui me propose de « sexter » avec elle. Elle me demande de lui donner envie qu’on se voit. De lui dire ce que j’ai envie de lui faire. Mais je n’ai pas que ça à foutre. On se voit, ok, mais s’envoyer des « sextos » pendant trois jours comme des gamins de douze ans, non.

Je sais qu’il y a des gens qui aiment ça, mais il faudrait d’abord que j’ai une libido un peu plus développée et surtout que je baise moins souvent pour avoir envie de le faire virtuellement.

Allez, dégage.

Je trouve deux filles pour la semaine prochaine. Pas plus, sinon je ne m’en sors plus avec le travail et le reste. Je choisis le mieux en terme de logistique (proches de chez moi), physique, personnalité, ouverture d’esprit.

Je matte mes cheveux dans la glace. Je crois que je passe en tout plus d’une heure sur une journée à les matter. Je me rappelle de mon coiffeur qui me dit à chaque fois que je le vois : « Quelle coupe de malat’ !!! Je suis sûr que c’est ta meilleure arme de séduction ! ». Pas sûr, mais ça y contribue certainement…

Allez, chez lecteur, après ces quelques mots, il est temps pour moi d’aller fourrer. Je t’embrasse. Et je t’explique le reste dans deux semaines !

À propos de l’auteur : Hippolyte est un gros dragueur. Il est passionné par le sport, la musique, mais surtout… par les femmes et la drague. Collectionnant les conquêtes depuis ses 13 ans, une rupture difficile à l’âge de 18 ans le poussa à développer son jeu de séduction à un niveau extrême.

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