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Confession d’un dragueur compulsif : « Je dois coucher avec au moins une fille chaque jour pour me sentir bien. »

Ceci est un article dans la catégorie Histoires, anecdotes et comptes rendus. Le but de cet article n’est pas tellement d’éduquer et de t’apporter des conseils, mais avant tout de divertir et de documenter les expériences (réussites et échecs) de son auteur. AVERTISSEMENT : cet article peut contenir des éléments explicites, voire glauques. Si tu es de nature sensible et/ou si tu es de mentalité conservatrice, alors je te déconseille de le lire. Tu risques d’être choqué. Si tu es mineur, alors ferme cette page ou consulte un article d’une autre catégorie. Cette catégorie est uniquement réservée aux adultes. (Si tu es un chaud petit lapin mineur, alors je sais très bien que tu vas rester).

Je me réveille encore ce matin avec cette impression de solitude, de vide affectif.

Je m’étais couché la veille avec cette même impression, en espérant qu’elle passe avec la nuit. Le soleil qui me fait mal aux yeux me donne quand même un peu de courage pour me lever et aller bosser.

Il y a des emballages de préservatifs ouverts à côté de moi, utilisés la veille au soir. C’était un plan cul régulier, une grande brune svelte et souriante. Elle est passée chez moi pour coucher avant de sortir et me laisser, seul avec ma solitude et mon hésitation à sortir trouver d’autres filles.

Je travaille aujourd’hui. J’ai donc bien fait de ne pas sortir, ça aurait été une longue journée de plus à traîner mon corps fatigué à travers le magasin où je bosse.

J’envoie quelques messages à des copines. Je réponds à mes amis. Je pars au travail et fume trois cigarettes sur le chemin.

Toute la journée, je suis un peu frustré de ne pas pouvoir draguer agressivement les clientes.  Je me contente de faire passer des choses à travers mon regard, de m’entraîner à mieux articuler, de travailler ma répartie, d’espérer un premier pas d’elles-mêmes, mais ça n’arrive bien sûr jamais.

La vente est un domaine intéressant pour améliorer son « game ».

Aux pauses, je réponds aux SMS des filles. Je désespère de ne pas avoir de réponse de certaines, d’avoir des réponses plates d’autres. Elles arrivent toutes à me rendre fou.

Je voudrais avoir le même détachement qu’elles.

Voici un bon conseil: si tu veux devenir un bon séducteur, commence par t’inspirer du comportement social des (jolies) femmes. J’ai toujours été un peu misogyne, mais je me rends compte peu à peu qu’il y a de la jalousie là-dedans. Les femmes sont généralement beaucoup plus subtiles que les hommes. Plus fourbes et meilleures manipulatrices aussi.

Avec toutes les rencontres que j’ai faites dans ma vie jusqu’à présent, ceci me saute à présent aux yeux : les femmes ont une intelligence sociale et émotionnelle nettement supérieure aux hommes.

L’homme pense-t-il vraiment avec son sexe et la femme avec son cœur ?

Tu l’as peut-être remarqué au fil de mes articles, mais une chose dont je suis à présent persuadé, c’est que le mythe de l’homme qui pense avec son sexe et la femme avec son cœur, et bien, c’est un beau mythe, un vrai mythe, une légende qui devient de plus en plus fausse à mes yeux au fil des années (et des aventures d’un soir).

Bien que certaines cherchent l’amour, le vrai, c’est davantage un gentil rêve dans un coin de leur tête que leur véritable envie.

Je prends des risques ces jours-ci. J’ai comme une envie que tout cela change. Au fond de moi, je ne peux pas vraiment m’arrêter. C’est comme demander à un riche de se séparer d’un coup de sa fortune. Possible, mais difficile.

Je prends des risques car j’ai de nombreux rapports avec des inconnues. Parfois non protégés. Je prends des risques aussi car tout cela me perturbe un peu psychologiquement. Je me pointe à une soirée et je n’ai qu’à faire mon choix, je choisis celle que je vais baiser.

Ce « pouvoir » déprime en fin de compte, et on se dit qu’on vit dans un drôle de monde.

Jeunesse désabusée.

Ce lundi soir, je me pointe dans une soirée étudiante. Une fille me parle d’elle-même.

Je ne la laisse pas vraiment parler car je l’embrasse quasiment aussitôt. Je lui dis de venir chez moi, mais j’habite trop loin selon elle (environ 800m de là où on se trouvait).

Très bien, je m’en vais.

Elle insiste pour prendre mon numéro. Je lui donne rapidement.

Environ dix minutes après, alors que je suis en train de baratiner d’autres filles (je leur raconte que je suis étudiant en dernière année de philosophie, ce qui n’est pas vrai, car je travaille à présent comme employé dans un magasin de vêtements), l’autre m’envoie un SMS : « On s’en va ! ». Je la retrouve, et elle m’amène chez une amie à elle, à 30m de la soirée. On rentre, on se déshabille, je la baise, la défonce.

Un ami m’appelle pour que je revienne m’amuser. Je remets mon froc après m’être terminé.

La meuf ne me lâche pas :

« Baise-moi encore ! »

« — Non je dois y aller.

— S’il te plaît, j’en ai trop envie.

— Non, désolé, je dois y aller.

— … »

Elle reste étalée sur le lit, les fesses à l’air.

Je passe la porte mais je reviens rapidement en arrière pour lui préciser que je ne suis pas du tout un salaud. Je ne sais pas pourquoi j’ai fait ça. En fait, que je sois un salaud ou pas, cela a probablement peu d’importance pour elle.

Puis j’y retourne. Retrouver mes amis et les suivantes.

Je continue mon cirque, je prends des « selfies » avec des inconnues, pour m’amuser moi-même et pour initier une conversation. Je scrute un peu celles qui me regardent du coin de l’œil pour pouvoir les embrasser directement et enchanter un peu leur soirée (après coup, je me demande si cela aussi a réellement une importance quelconque pour elles).

Et je me prends quelques vents aussi.

Je croise une fille que je connais déjà un peu. Je la trouve très sexy ce soir-là. Je la salue et lui demande si son copain est dans les alentours. Elle me répond qu’elle n’a pas de copain.

Alors je tente de l’embrasser.

Elle me repousse, me dit, énervée, qu’elle n’est pas ce genre de fille. Je suis étonné, un peu troublé, ça ne m’arrivait plus très souvent ce genre de rejet. J’ai alors un peu plus de considération pour cette fille qui se respecte. Mais aussi un peu moins car elle m’a refusé, moi.

Mon exaltation est toujours présente. Je m’amuse beaucoup. Mais quelque chose manque. J’ai besoin de compagnie. Ce n’est pas du tout séduisant, ça me fait dégringoler de mon statut de « mâle alpha ». Le tout c’est de bien le cacher aux filles. Les fois où je le montre un peu, tu sais, ce besoin d’amour, eh bien elles partent.

Je trouve que les filles réagissent généralement mal face à l’amour dévoilé, surtout quand celui-ci est prématuré.
Il est 13h, j’ai congé aujourd’hui. Je bois 5 grands verres d’eau pour faire passer ma gueule de bois. A 21h, une fille moche qui ne m’intéresse pas mais qui me saoulait depuis longtemps pour que l’on se voie se pointe chez moi. Elle part rapidos en me traitant de gros porc dégueulasse.

Cela parce que, dans l’ennui, j’ai eu l’idée (saugrenue, je l’avoue) de lui montrer l’une de mes sex-tape. Je ne la retiens pas et je l’encourage à dégager.

J’écoute actuellement un groupe que j’écoutais toujours lorsque je couchais avec une ex copine particulière et ça me déprime un peu. Ca fait quatre mois que j’ai du mal à me sortir cette fille de la tête, qu’importe le nombre de sorties, de filles que je baise, de temps passé à déconner avec mes amis. Lors de mes ruptures difficiles, j’établis toujours une liste des défauts de la fille qui me fait souffrir.

Cette fois, ça s’est révélé être un échec : cette fille n’a pas vraiment de défauts.

J’étais tellement amoureux que je l’ai insultée, menacée, rabaissée pour des broutilles.  Tout le côté needy, frustré, jaloux, colérique que donne l’amour, cela te rend repoussant.

« Je te déteste plus que tout ! »

Détester, c’est encore plus fort qu’aimer.

Je fréquente actuellement deux filles que je vois régulièrement depuis plus d’un mois. On peut dire qu’elles sont mes copines « officielles ».

Jolies, souriantes, affectueuses, des filles bien en tout point. Nulles au lit car débutantes, je m’ennuie sexuellement, à un point tel que je me suis presque endormi une fois, en missionnaire sur la fille,  le regard dans le vague, chipotant à la moquette derrière la tête de la fille que je ramonais (je n’ai pas de sommier, mes matelas sont posés sur le sol).

Je m’étais peut-être arrêté de bouger. Son « Tu fais quoi ? » m’a fait sursauter légèrement.

Ça m’a soudainement choqué de me rendre compte que ça pouvait être nul à ce point. Pire que la branlette.

Alors que la fille était bien foutue. Je voulais franchement sortir mon smartphone pour y visionner un bon porno, bien que j’en regarde rarement, voire jamais.

Je vois également d’autres filles depuis peu. Des plans culs pour l’instant. Peut-être qu’elles pensent qu’on est en couple, car je ne leur dis rien. Mais il est fort probable aussi qu’elles n’envisagent jamais cette option-là.

Je dois arrêter de parler de mon addiction à la drague aux filles que je rencontre. Surtout que ça ne me met pas en valeur et je ne trouve pas l’affection dont j’ai besoin auprès de ces filles une fois mon problème révélé.

Retiens bien ça : il est nuisible de parler à une cible de ton intérêt pour la séduction. Tu vas soit passer pour un loser soit pour un gros connard à qui les filles ne vont pas faire confiance. J’ai moi-même fait l’erreur vraiment souvent. C’est d’ailleurs ça qui fait que j’ai une mauvaise réputation, en partie.

Mes plans culs sont renouvelés peu à peu. Les anciens plans culs, je ne les vois plus, car il n’y a plus de désir. On n’est plus que des amis et aucun de nous deux ne bande.

Les nouvelles m’apportent parfois de nouvelles petites choses à rajouter à ma « routine de baise ».

Car c’est lassant de toujours faire la même chose. Suce-moi, moi au-dessus, toi au-dessus, mets-toi sur le flanc, mets-toi sur le ventre, je me termine, à la semaine prochaine. Répéter le lendemain. Bonjour Julie. Allons dans ma chambre. À la semaine prochaine.

Au fur et à mesure que j’écris cet article, je me rends compte que mes sentiments ne sont pas les mêmes d’un jour à l’autre. Aujourd’hui, plus qu’hier, je voudrais profondément me caser, avoir une stabilité avec une fille, présenter fièrement mon « amoureuse » à mes amis. Avoir du respect pour elle. L’aimer et qu’elle m’aime en retour.  Etre naturellement fidèle.

Je sais que je me plains trop. Que je devrais être très satisfait de ma vie telle qu’elle est. Que je pleurniche alors que je devrais me réjouir.

Un gars qui gagne beaucoup d’argent de par sa carrière professionnelle impressionnante m’a dit un jour que même si j’étais fauché, je suis plus riche que n’importe qui.

Il m’a dit que n’importe quel mec sur terre voudrait pouvoir baiser autant de filles que moi et pouvoir mener cette vie. Je commence à réaliser cela.

Au-delà du côté « problématique » que pourrait être l’addiction pour la drague, le « game » apporte quand même énormément de découvertes : du sexe chaque jour, de l’amour chaque jour (même si ce n’est pas suffisant pour moi), de l’amélioration perpétuelle de soi, des coups de cœur et des cœurs brisés. Mais peut-être que ces chagrins d’amour amènent un peu de poésie dans nos vies monotones.

Hier soir, Elodie m’explique à quel point il lui est impossible de me faire confiance : les filles qui rigolent en passant à côté de nous, mon détachement lorsque je l’ai abordée et puis embrassée, ce qu’on raconte sur moi.

En la serrant dans mes bras, je lui dis qu’elle a toutes les raisons du monde de me faire confiance. Et, sur le moment, j’y crois moi-même vraiment. Mais c’est objectivement faux.

Ma dépendance est aiguë, et de plus en plus profonde

Tandis que les autres trouvent ça rigolo, génial, dingue, moi je ne le vis pas toujours super bien, ce besoin perpétuel de me faire toutes les filles un peu jolies que je croise.

Tandis que les mecs trouvent que ça en jette pas mal, les filles me voient comme une pute, un objet sexuel.

Ou pire : un pervers.

Ou pire : un mec en manque d’affection.

J’appelle le centre de santé mentale de ma ville.

HELP !

« – Quel est votre problème ? Nous pourrons ainsi vous guider au mieux vers un médecin compétent pour votre situation.

– Et bien. Le don juanisme. En grande partie.

– Pardon ?

– Le don juanisme. Vous savez, j’ai un besoin excessif de draguer en permanence. J’ai une grosse addiction pour les femmes. Je dois être borderline. Bipolaire. Je ne sais pas. »

Une chose est sûre, je le sais, je le sens. Je dois mettre ce problème à contribution des autres. Je dois faire de cette addiction ma vie professionnelle. Je dois être un coach réputé. Ce serait sûrement un gâchis de ne pas le faire.

Tandis que je vois des coachs américains, pleins d’énergie, dans leurs petites vidéos avec des milliers de vues où ils expliquent des techniques chelous et pas réalistes pour ramener des filles dans leur lit et devenir LE mâle, l’homme incroyable, comme par magie, je me dis que ces mecs n’ont visiblement pas couché avec beaucoup de filles.

Que visiblement, ils n’ont jamais eu ce problème de devoir coucher avec au moins une fille chaque jour pour se sentir bien. Que visiblement ce sont des businessmen et pas des dragueurs, avec leur aisance à parler en public, leurs grands gestes, on croirait des acteurs. Et j’espère pour eux qu’ils ne draguent pas de cette façon.

Visiblement, j’ai ma pierre à apporter à l’édifice.

Révolutionner le bordel en rendant les choses bien plus simples qu’elles ne paraissent.

Hippolyte, c’est le taré névrosé qui doit expliquer aux gens c’est quoi draguer dans la rue.

C’est quoi draguer en soirée.

C’est quoi draguer tout court.

En permanence.

Objectivement.

Avec du vécu derrière.

Avec des centaines de réussites à mon actif, et surtout des milliers d’échecs.

Des insultes dans la tronche, des verres de bière aussi, des regards accusateurs, des regards de dégoût, des regards de haine.

Et puis, parfois, des regards de tendresse, de sincérité et alors, après tous ces échecs, vient l’ivresse de l’amour, celui tant attendu. Celui où on te dit à quel point tu es un chouette gars. À quel point on a envie de toi. À quel point tu es intéressant. À quel point on ne mérite même pas de t’avoir auprès de soi.

Puis elle te dit « Je t’aime »,  et « Baise-moi », et « Mon cœur, ne me quitte jamais ».

Cet instant est si doux quand elle se blottit contre toi. Tu pourrais disparaître à jamais, là, dans cet instant approchant la perfection, où tu t’endors finalement dans les bras de cette fille.

Tu crois que tu es amoureux d’elle, mais en fait tu les aimes toutes. Et tu ne sais plus les différencier.

Te voilà accro.

Te voilà te rendant à la salle de sport, avec un numéro de plus sur le chemin de la salle, un numéro dans la salle, un numéro sur le chemin du retour. Toi avec ton agenda :

Lundi : Eloïse

Mardi : Julie (journée), Pauline (soir)

Mercredi : Léa

Tu rentres chez toi, tu prends ta douche et tu te brosses les dents rapidement.

Toc, toc. Bonsoir Sandra. Allons dans ma chambre. À un de ces quatre.

Je suis haï par la moitié des filles de ma ville

Trop débordé par le nombre de filles que je fréquente, je ne prends même plus la peine de leur dire qu’entre elles et moi, c’est terminé.

Elles n’auront qu’à le comprendre d’elles-mêmes. Ou bien elles me verront avec une autre dans la rue, ce qui les poussera à m’envoyer un message d’insultes, plein de haine, de frustration et d’incompréhension.

Je suis un mec gentil. J’ai juste besoin d’affection, beaucoup d’affection. Mais ça, aucune fille ne le voit de cette façon. Quand bien même je tente de m’expliquer, je reste le plus grand connard de l’univers à leurs yeux.

Ce soir, sortie en soirée étudiante. Je me convaincs qu’aujourd’hui je vais pouvoir me retenir de draguer tout ce qui bouge. J’en suis certain. Tout cela va finir par me rendre fou ou bien je vais me retrouver dans une mauvaise posture.

Et bien non, après deux bières, me voilà déjà en train de draguer agressivement la colocataire de mon pote qui m’a gentiment invité. Je n’en ai pas envie, je veux ne pas draguer, mais une force en moi me pousse à le faire. Je lui demande son prénom et lui demande si on peut discuter 5 minutes.

Sur la terrasse, je lui dis que je suis un peu timide. Je joue l’embarrassé alors que je ne le suis pas. Là-dessus, je l’embrasse directement.

L’amour n’attend pas. Parler gâcherais tout. L’effet de surprise est puissant.

Ce mec timide qui succombe à son coup de foudre…

C’est adorable.

Elle ne se laisse cependant pas faire. Je suis très tactile et je montre mon envie de la prendre n’importe où.

« Pas aujourd’hui, mais on se revoit dans la semaine. »

Je dis OK mais je m’en fous et ne prend pas son numéro.

Il est l’heure de sortir. J’embrasse beaucoup de filles. C’est tellement facile que je ne prends même plus la peine d’attendre que les filles aient l’air intéressées ou qu’elles prononcent le moindre mot.

Je pourrais rentrer avec l’une de ces filles, mais je garde en tête mon objectif, un peu raté, de ne pas draguer ce soir. Ce qui m’empêche de leur proposer de rentrer avec elles.

Je pète les plombs et je fais des bisous à chaque fille que je croise. L’heure passe, je suis seul sans mes amis, il est 3h30 et il est temps que je rentre.

Une fille sur le chemin du retour, entourée d’une dizaine de gars.

Hop, je l’embrasse.

Pas de chance, l’un des mecs était son copain et je me retrouve tabassé par ces 10 gars.

La sécurité arrive.

Une fois qu’on leur a expliqué la situation, les mecs de la sécu se défoulent sur moi aussi.

« – Je ne suis qu’un Don Juan…

– Imagine que l’on fasse ça à ta sœur ou ta copine !!! »

Sérieusement, quelle importance ?

Tape toi ma sœur ou ma copine. Je ne serai pas étonné. Copine ou pas, famille ou pas, les femmes ont toutes cette rage sexuelle en elles. Les hommes lambda les choquent et les frustrent.

Moi je suis juste là pour les laisser s’exprimer.

Avec les mois et les années qui passent, mon physique s’améliore. Et je me rends compte que, même si c’est un détail dans la séduction, un beau physique aide tout de même. C’est probablement ce qui m’a permis en partie ce soir d’embrasser tant de filles sans même parler.

Ma coiffure commence à ressembler à quelque chose. J’ai moins d’acné. J’ai remplacé les lunettes par les lentilles. J’ai perdu du poids (on a un bien plus beau visage lorsqu’on a peu de graisse), mais j’ai gardé ma musculature. Je fais plus attention à ce que je porte. Je fais du banc solaire une fois par semaine. Et le tour est joué.

Rajoute à cela une bonne dose de confiance en toi et ton game se portera déjà bien mieux.

Etant donné que le dernier article sur une technique de fastclose a été apprécié, je profite de cet article un peu déprimant pour en donner une autre qui m’a permis de coucher avec des inconnues plusieurs fois ces dernières semaines. Elle m’est venue en tête tout seul, c’est simple et efficace.

« Pourrais-je te parler deux minutes en privé ? »

C’est pas mal quand on est dans un groupe, à l’extérieur ou à l’intérieur, en journée ou en soirée.

Tout le monde discute. Et il y a une fille qui te plaît.

Ce n’est pas grave si tu ne lui parle jamais ou si tu ne lui as encore jamais parlé. Cela fonctionnera encore mieux.

Tout se joue sur l’effet de surprise et le côté excitant que cela procure.

L’audace est un outil très important en séduction.

Tu te lèves, tu vas vers la fille en question et lui demande si tu peux lui parler 2 minutes en privé. Si tu ne connais pas son nom, commence par lui demander.

« Excuse-moi, tu t’appelles comment ? Ok, moi c’est Hippolyte. Pourrais-je te parler 2 minutes en privé ? »

Dit sur un ton grave, alors que vous ne vous connaissez pas et que tout le monde vous regarde, elle ne dira jamais non.

Là, je joue sur un mixte de confiance en moi et de grande timidité.

J’ai confiance en moi naturellement, car je pratique avec succès depuis un certain temps. Je rajoute donc volontairement un jeu de timidité, d’angoisse.

« Qu’est-ce que tu dois me dire ? »

Là, je balbutie quelques mots :

« Euh… C’est difficile à dire… Désolé, je suis un peu timide… »

« Ecoute, j’ai juste envie de faire ceci. » Et là je m’approche doucement pour l’embrasser.

J’insiste sur « doucement », car je ne veux pas que tu passes pour un violeur.

L’effet de surprise sera intact en s’approchant doucement.

Après cela, prends son numéro et dis-lui que vous vous reverrez plus tard. Ou, si la tension sexuelle monte, trouve un endroit discret où lui faire l’amour…

Draguer, oui, ne penser plus qu’à ça, non

J’espère que cette longue confession ne t’a pas ennuyée. Je vais terminer cet article en appuyant ce fait : pouvoir se faire n’importe quelle fille, ou en tout cas énormément de filles ne rend pas forcément heureux.

J’en suis la preuve.

C’est comme le milliardaire qui n’est pas plus heureux, car son argent lui apporte peut-être beaucoup de problèmes. Il s’accommode vite de sa richesse, se retrouve seul et obsédé par son argent.

Le mieux est de s’intéresser à tout ce qu’offre le monde, et de ne laisser à la séduction qu’une petite partie de ta vie.

Cela te rendra d’autant plus séduisant et t’empêchera de devenir comme moi, un excellent mais malheureux dragueur.

Peace, bon game et à très bientôt pour un nouvel article. ;-)

[Note de Konsti : Je suis tout à fait d’accord avec Hippolyte. Ce mec doit devenir coach de drague. Il est tellement doué que ça en est ri… di… cule. C’est le meilleur que j’ai jamais rencontré. Point. Si tu es intéressé par un coaching ou un atelier avec Hippolyte, alors envoie « Je suis intéressé par un coaching avec Hippolyte. » à coachdrague@humanattraction.be et je reviendrai vers toi avec plus d’infos.]

À propos de l’auteur : Hippolyte est un gros dragueur. Il est passionné par le sport, la musique, mais surtout… par les femmes et la drague. Collectionnant les conquêtes depuis ses 13 ans, une rupture difficile à l’âge de 18 ans le poussa à développer son jeu de séduction à un niveau extrême.

{ 14 commentaires… add one }
  • Antho

    Waw. Belle claque cette article. Nous, débutants, on a effectivement du mal à s’imaginer de l’autre côté. On se dit que si on arrive à choper à tour de bras, à coucher avec des filles magnifiques, etc… on sera le plus heureux des hommes. C’est comme ceux qui n’ont pas beaucoup d’argent qui s’imaginent nager dans le bonheur s’ils étaient millionnaires.

    Cet article transpire la sincérité, ce que j’aime c’est que contrairement aux autres sites de séduction, ici l’auteur ne met pas la séduction sur un piédestal en disant « aujourd’hui tu es seul, malheureux. Apprends à devenir un bon dragueur et ta vie va complètement changer ». Non, ici, il avoue être un bon dragueur, enchaîner les conquêtes, et malgré tout être malheureux.

    Ca montre également que tout peut devenir une addiction. Et que comme toute addiction, elle est nocive. Donc la drague oui, mais avec modération, c’est comme tout.

    Félicitation Hippolyte pour cet article !

  • Thierry

    Bonjour hippolyte,

    Ceci est un article incroyable, effectivement ! Je voulais savoir quand est-ce que il y aura des videos de toi sur le site coachdrague?

    Où si cela est impossible , alors pourrais- tu afficher sur le site une petite photo de ton visage?

    Thierry

    • Hippolyte

      Salut Thierry. Merci pour ton commentaire. :-)

      Les vidéos, c’est en stand-by. Pour l’instant on se concentre sur d’autres choses.

      Tu trouveras des photos sur mon Facebook Hippolyte Coachd. Je viens d’en uploader deux.

      https://www.facebook.com/hippolytecoachd

      Je ne poste rien sur ce compte, mais je le ferai si j’ai des ajouts.

      A bientôt,

      Hippo

  • Zlatan

    Hello! Au faite j’ai trois question à poser à Konsti. Est-ce tu connais Hyppolite en vrai? Si oui est-ce que tu le vois avec des tonnes des filles comme il le dit?

    C’est bien de parler de l’expérience, mais cette histoire me semble trop beau pour être vrai. Et pour terminer Hyppolite a quel âge? Merci d’avance de nous éclaircir.

    • Salut Zlatan,

      1. Est-ce que je connais Hyppolite en vrai ? Oui, bien entendu.

      2. Est-ce que je le vois avec des tonnes de filles ? Je ne le vois pas tant que ça. Donc, la réponse est « Non, je ne le vois pas avec des tonnes de filles. »

      Car…

      Quand on se voit, c’est pour draguer. Et quand on va draguer, on ne prend pas des « tonnes de filles » avec.

      Fais-moi confiance. Ce mec est un tueur. Il emballe souvent plusieurs filles en une soirée. Et il les emballe rapidement. En quelques minutes…

      Il se prend aussi des râteaux, bien entendu.

      Mais…

      Ce qui est fascinant, hallucinant même, c’est que quand la fille ou le groupe le rejette, ce n’est pas Hippo qui a l’air « bête », mais la fille ou le groupe, tellement il est imperturbable, confiant et léger. C’est incroyable. Faut le voir pour le croire.

      3. Je vais me permettre de répondre à sa place. Je pense qu’il en a 21 ou 22. C’est un petit jeune avec une sacré paire de couilles (vides pour la plupart du temps).

      :-)

  • Chris

    Cet article transpire le vécu Hippo, j’adore!!

    J’adore ta façon de voir les choses, même si je reste sceptique dans le fait que tu puisse te taper une meuf différente chaque jour, je suis quelqu’un qui a besoin de voir pour le croire…

    Mis à part sa, j’avoue tout de même y croire. C’est pour cela que j’aimerais te voir en chaire et en os, afin que tu m’explique d’où tu sors ton énorme paire de couilles, et ta façon de faire!!

    J’ai contacté Konsti pour avoir un coaching de ta part Hippo.

    Félicitation quand même de ce que tu es devenu, même si c’en est devenu une addiction…

    A bientôt, Chris

  • Biboo

    Grand bravo c’est un article magnifique ! Y a de quoi etre sceptique mais je veux bien y croire. Mais pour arriver à emballer aussi vite sans faire connaissance tu dois dégager une aura et une virilité de dingue, pas besoin d’être beau gosse c’est vrai mais faut avoir une assurance rare. J’aimerais bien connaître ton âge aussi. Bravo encore pour cette écriture.

  • Martin

    Salut Hippolyte, je vis chez mes parents et comme j’ai beaucoup aimé cet article, je me demandais si je pourrais progresser dans le monde de la drague (aussi bien que toi^^) en n’ayant pas d’appart’

    J’ai l’impression que toutes les filles avec qui t’a couché dépend énormément du facteur « appart »
    Donc, est-il possible de draguer à la chaîne quand on a pas encore d’appart pour soi?

    • Hello Martin,

      Ca dépend, tes parents veulent bien que tu ramène des filles chez toi?

      Car si c’est le cas, il n’y a pas vraiment de différence.

      Moi je suis en collocation et les pièces communes sont souvent occupées et dégueus. Mais j’en profite pour directement proposer à la fille d’aller dans ma chambre. Donc tu peux faire pareil encore plus facilement.

      Ma chambre, je l’ai arrangée pour qu’elle soit cosy, avec des bougies, miroirs, voile devant le lit et décor sobre. Ca met d’avantage en confiance et c’est agréable.

      Sinon, pas obligé de te rendre chez toi. Tu peux proposer de te rendre chez elle si tu préfère.

      Moi je préfère aller chez moi pour la proximité avec le centre et le fait que j’ai mes petites habitudes que j’aime bien : faire tourner la platine, jouer avec ma guitare après l’amour, faire découvrir ma chambre à la fille… De cette façon, j’ai l’impression d’avoir plus le contrôle. Mais c’est une question d’habitude.

      Donc, l’appart n’est pas vraiment nécessaire pour draguer à la chaine, à condition que tu aies au moins une chambre chez tes parents :D

      Hippo

      • Martin

        Salut Hippo, merci d’avoir répondu à mon message :D

        Par contre, à promo de la drague en chaîne, mes parents ne seraient pas trop d’accord pour ramener des filles à la maison, surtout quand c’est jamais la même (et j’ai des petites sœurs) !

        Donc, je préfère aller chez elle :)

        Mais est-ce qu’il y a une technique pour lui proposer de coucher chez elle? Premier rdv et sexe s’accordent quand on doit lui proposer d’aller chez elle? Ou est-ce un peu trop risqué?

  • Freddie

    « Tape toi ma sœur ou ma copine. Je ne serai pas étonné. Copine ou pas, famille ou pas, les femmes ont toutes cette rage sexuelle en elles. Les hommes lambda les choquent et les frustrent.

    Moi je suis juste là pour les laisser s’exprimer. »

    J’ai trouvé ce passage, même si vrai, tellement triste. Que l’on progresse ou non, je pense que l’on a toujours cet espoir romantique mais ce que tu dis est si tragique…
    The One serait donc un mirage ?
    Ce monde est triste.

    • Si « The One » existait, ça impliquerait une prédétermination : on est fait l’un pour l’autre ou on ne l’est pas. Ce qui à son tour impliquerait que la séduction et les relations ne peuvent pas s’apprendre. (Ou que ça na pas de sens de les apprendre, vu qu’on est fait l’un pour l’autre ou on ne l’est pas.)

      Autre implication : pour trouver « The One » il faudrait chercher et peut-être, si tu as de la chance, tu la trouveras. Et sinon, ben, tant pis pour toi.

      La croyance que « The One » existe, est tellement dangereuse. Tu ne peux même pas t’imaginer combien de ruptures ont été provoquées par cette croyance.

      L’état amoureux se dissipe. Il ou elle se rend compte des défauts de l’autre : « Je me suis trompé(e). Tu n’es pas La Bonne personne. C’est fini entre nous. »

      C’est une simplification, mais ça revient à ça.

      Non, mon cher Freddie, « The One » n’existe pas.

      Accepte-le et tu seras libéré !

      Accepte-le et tu auras plus de contrôle sur ta vie intime !

      Accepte-le et ce monde ne sera plus aussi triste ! :-p

      Oui, la compatibilité existe, mais c’est une échelle, un potentiel. C’est quelque chose de flexible. Tu es, par exemple, plus compatible avec Annie qu’avec Sophie.

      On peut même parler de compatibilité à plusieurs niveaux : tu es sexuellement plus compatible avec Catherine qu’avec Julie. Par contre, tu es intellectuellement plus compatible avec Julie qu’avec Catherine. (Tu te mettras probablement en couple avec Catherine et tu finiras par le regretter. :-p :-p)

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