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Comment séduire une fille dans la rue… en chantant ?

Cher lecteur, aujourd’hui j’aimerais partager avec toi le plus bel e-mail qu’un lecteur m’ait envoyé. Pardon, le plus bel e-mail tout court.

C’est touchant.

Inspirant.

Un truc de malade !

Je te conseille de le bookmarker, de le sauvegarder sur ton bureau et ton smartphone, ensuite de le télécharger, de l’imprimer, de le sauvegarder et de l’accrocher sur ton frigo.

Tu as un petit coup de blues ? Une dure journée de travail ? Ou tout simplement une baisse de motivation ?

Alors c’est l’article qu’il te faut.

Te souviens-tu de Jay ?

Jay est un lecteur fidèle. Il m’a contacté dans le passé suite à une histoire avec une fille en particulier. Je t’invite à écouter le podcast ici. En dessous du podcast tu trouveras également notre correspondance par e-mail.

Pour résumer l’histoire…

Jay rencontre une fille. Au début, leur relation est purement platonique. Mais, en apprenant à mieux la connaître, Jay développe des sentiments pour cette fille.

Il s’investit de plus en plus : il aide la fille à se reconstruire après une relation douloureuse, il lui trouve un travail, il lui offre une rose, etc.

Il se retrouve dans la « friend zone ».

Il a bobo.

Il me contacte.

On discute par e-mail et téléphone. Il réussit à retourner la situation comme un champion. Il n’a pas spécialement réussi grâce à moi : il s’est rendu compte que quelque chose n’allait pas et il s’est pris en main.

Apparemment, l’histoire avec cette fille a débloqué quelque chose en lui. Depuis lors, il a pris goût à la drague. C’est le moins que l’on puisse dire.

Cher lecteur, accroche-toi.

Voici ce fameux message de malade super touchant, émouvant, motivant et inspirant de la mort qui tue :

Salut, Konsti !

Merci de donner régulièrement des news, des conseils… c’est toujours agréable !

A mon tour, je vais te conter une petite histoire.

Lors d’une discussion avec un poto, je lui ai dit qu’au niveau drague, rien ne m’arrête !

Désormais, je drague qui je veux, qu’importe le lieu, la situation, etc…

Il m’a lancé un défi. Celui de draguer rien qu’en chantant.

Challenge accepté !

On s’est baladé au centre ville. On a repéré une jolie demoiselle.

Je lui ai simplement demandé d’expliquer à la jeune femme un scénario tout simple : « Je l’ai remarquée… Je ne souhaite pas la laisser partir sans avoir essayé… Mais suite à un pari perdu, je ne dois que chanter. »

Quand mon poto a abordé la jeune femme, il pensait que j’allais céder.

La jeune femme, elle, était surprise mais s’est prêté au jeu pour voir ce dont j’étais capable.

Elle a voulu me déstabiliser en se présentant et en demandant mon nom.

J’ai commencé par du Balavoine : « Je me présente. Je m’appelle Henri. Je voudrais bien réussir ma vie, être aimé. »

Elle a éclaté de rire. J’ai enchainé par du Corneille : « Quand je t’ai vu, j’ai d’abord remarqué tes yeux avant tes fesses… naaannn, ok, j’avoue, c’est pas vrai, je le confesse mais je ne suis qu’un homme, c’est normal, faut pas que tu stresses ».

Elle a posé une petite tape sur le bras… en me disant : « t’es fou ».

Moi : « Je t’aime… comme un fou, comme un soldat, comme une star de cinéma »… Elle enchaine avec moi sur le refrain : « Je t’aaaaaime ! ».

Là, elle me dit « trop fort » et se reprend quelque peu en me disant : « T’es fort et pourtant t’as perdu un pari avec ton ami. Que dois-tu faire ? »

Je cite Christophe Willem : « Jacques a dit cours, Jacques a dit vole ». Elle applaudit.

Je ne lui laisse pas le temps de parler, je la regarde droit dans les yeux, je lui tends la main et je chante du Sheila, si si j’assume : « Donne-moi ta main et prends la mienne ».

Elle me donne sa main, je pose la mienne sur son cou en faisant un petit pas vers elle. Nos corps sont très proches. Elle a envie que je l’embrasse mais là encore, je continue (par du Souchon) : « Je chante un baiser, je chante un baiser osé. »

Elle me pousse, fait mine de me bouder et je repars de plus belle en me servant d’Indochine : « Viens-là, restes-là, ne pars pas sans moi ».

Elle se marre.. et connaissant la suite de la chanson et voulant prendre le dessus, me dit : « Tu peux toujours rêver. »

Cette fois, c’est Sardou qui me vient en aide, je lui chante : « Je vais t’aimer comme on ne t’a jamais aimé »…

Puis, enchainant sur du David Hallyday : « Tu ne m’as pas laissé le temps de te dire tout ce que je suis. »

Et enfin (du Jennifer) : « Donnes-moi le temps… »

Là, je m’approche d’elle, je lui tiens les mains et je l’embrasse…

Voilà, challenge réussi. C’était très fun, un très bon moment de rires, de complicité qui s’est fini en apothéose…

Le plus drôle est qu’on a, elle et moi, complètement oublié mon poto. Il était halluciné.

La morale de l’histoire : être sérieux sans se prendre au sérieux. Ne laisser aucune place à la pression. Installer un cadre et une tension, un toucher. Et ne jamais l’embrasser quand ça semble être le bon moment (ça permet de garder le dessus). Ne pas réfléchir. Se laisser quitte à être maladroit. Ne pas rester sur un échec. Offrir à la demoiselle un moment de détente (sans aucune pression, sans aucun stress).

Surtout, rien ne doit être un frein !

Voilà, je tenais à partager cette histoire car, au fond, c’est à toi que je la dois.

Mille mercis, Mon Frère.

Grosses bises.

Jay

Alors, cher lecteur, qu’en dis-tu ? Ça mérite un applaudissement, n’est-ce pas ?

Quand je l’ai lu, je n’en croyais pas mes yeux.

:-O

J’ai appelé ma femme pour qu’elle le lise également.

Ça change des habituels « Konsti, je ne sais pas quoi dire. » et « Konsti, j’aime cette fille, je ne sais pas quoi faire. Aide-moi. »

Voici ma réponse :

Holala, Jay ?!? Qu’est-ce qui t’arrive ?!

C’est de loin le plus bel e-mail que je n’ai jamais reçu.

Incroyable.

Standing ovation !

« Bravo ! Bravo ! Bravo ! »

S’il te plaît, permets-moi d’en faire un article. Il est tellement beau. Tellement puissant. Tellement inspirant. Ce serait du pur égoïsme de ne pas partager ça avec le monde.

La…

VACHE !

Konsti​

P.S. Je suis super flatté, mais cet exploit en particulier et ton épanouissement en général tu ne le dois qu’à toi. Encore bravo !

La réponse de Jay, qui aime bien me jeter des fleurs :

Bonjour, Konsti !

Je te remercie. Comme je l’ai dit et ne le redirai jamais assez, c’est à toi que je le dois.

Tu peux donc utiliser cette histoire, pourvu que ça soit libérateur pour les personnes (comme le Regard Double-Gain l’a été pour moi)

Hormis l’histoire précédente que tu connais (et qui a très bien fini ;-p tout de même), je ne me prenais pas la tête.

​​Maintenant, j’ai compris qu’on ne laisse pas le coeur entrer en action sinon c’est la peur de l’échec, le doute,… bref de la pollution !

On n’a rien à perdre, on reste frais et léger et tout roule !

Dans ce cas, le côté chanté, ça titille la femme. Peu probable qu’elle refuse !

Elle a envie de se marrer, de tester l’autre. Voir ce qu’il a dans le pantalon !

Tout ça reste du game. Mais, comme le Regard-Double-Gain, ça permet d’instaurer une tension.

Si on se rate, pas grave, on aura essayé et on se sera bien marré non ?

J’ai presque envie de te demander de tester… tu verras par toi-même… c’est trop fun !

Ca installe une complicité (si tu tombes sur un classique). Ca facilite la tension, le kino.

Et bing, y’à plus qu’à…

Je t’embrasse, mon Konsti. Une nouvelle fois, merci.

Bises.

Moi, tester ça ? Je n’ai pas assez de culture générale pour ça. Après « Frère Jaques » et « Joyeux anniversaire », je pourrais éventuellement lui sortir un « Petit papa Noël », mais après…

Voici ma réponse :

Hello Jay,

un petit détail sur lequel je ne partage pas le même avis :

Citation : « Maintenant, j’ai compris qu’on ne laisse pas le coeur entrer en action sinon c’est la peur de l’échec, le doute,… bref de la pollution ! »

Je t’invite à lire cet article : http://www.coachdrague.com/blog/je-suis-amoureux/

Merci pour la permission.

Et surtout merci d’être un exemple pour tout homme.

Fais-moi confiance, ton histoire inspirera des centaines, voire des milliers d’hommes.

À la prochaine,

Konsti

Si tu n’as pas cliqué sur le lien ci-dessus, fais-le. C’est un de mes meilleurs articles. Malheureusement c’est aussi l’un des plus mal compris.

La réponse de Jay :

Salut, Konsti !

Merci pour ces compliments que je ne mérite pas. (cf un exemple pour tout homme).

Je n’ai rien d’exceptionnel.

A Marseille, on dit « on est tous dégun » (c’est à dire « nous ne sommes rien, personne »).

Il faut simplement prendre le meilleur des uns pour s’en inspirer, nous rendre meilleurs.

Concernant l’avis divergeant (cf « il ne faut pas laisser parler son coeur »), je suis d’accord avec toi.

J’avais déjà lu cet article.

Je parlais plus d’un point de vue d’une personne peu ou pas expériementée.

Si t’as pas assez d’expérience, laisser parler son coeur c’est se placer presque soi-même dans la friend zone.

On aura plus tendance à offrir une rose, un cadeau, à être toujours dispo, etc…

Avec la peur de l’échec… parfois même à nier l’évidence (elle s’en fout royalement, elle parle même d’un autre gars et on n’entend rien).

J’ai vécu ça (même si j’avais toujours dit qu’elle avait des sentiments pour moi).

Tout le monde n’ose pas prendre ses distances, accepter le résultat, se servir du Regard-Double-Gain

(Je t’en devrais toujours une, pour ce fameux Regard-Double-Gain).

Il faut faire un travail sur soi.

Pour une personne peu ou pas expérimentée, c’est plus simple de se lancer auprès d’une inconnue.

C’est moins « grave » de perdre une inconnue que celle qu’on aime.

Et donc, on peut tenter plus facilement.

Simplement.

Pour un débutant, il faut surtout comprendre et appliquer « PJS » et « TLVTL » (cf, « lis le livre et applique sinon ça sert à rien » ET « seul responsable de son bonheur » et autres points).

C’est ce que je pense.

Quoiqu’il en soit, j’ai beaucoup appris de toi, de cette pression qu’on installe même involontairement dans une drague et de cette légèreté à conserver.

Il faudrait qu’un jour, on se voit le temps d’un week-end pour draguer et boire un verre.

Ce serait vraiment très sympa.

Je t’embrasse, Mon Frérot.

Ma réponse :

Resalut Jay,

là, effectivement, tu as raison. Pour un débutant c’est impossible de séparer l’état amoureux de la souffrance. Pour moi ça l’est aussi. Dans la majorité des cas je n’y arrive pas. :-)

Ensuite, concernant le verre et la session de drague, avec ma vie de famille, un weekend serait un peu long.

Mais pour quelques heures ou une soirée…

Volontiers !

Konsti

Encore une fois…

WAOUW !

Magnifique !

Cher lecteur, voici les leçons à tirer de ce spectacle musical :

Première leçon… Tu t’es retrouvé dans la « friend zone » ? Oui, c’est difficile d’en sortir, mais ce n’est pas impossible. Est-ce que toi tu es capable d’en sortir ? Dans ta situation spécifique ? Avec cette fille ? Je ne sais pas…

Deuxièmement, changer, c’est possible. Changer, c’est à dire changer de mentalité et de comportement. Pour être encore plus précis : la drague s’apprend !

Troisièmement, le détachement est une compétence clé dans (l’apprentissage de) la drague. Le détachement, c’est à dire être détaché du résultat.

S’en foutre, quoi.

Comment se détacher ? Comment faire pour s’en foutre ?

C’est subtil. C’est une question d’attentes, d’objectif et de monologue interne.

C’est se dire : « Je vais le faire, juste pour l’expérience. » Et non pas : « Je dois réussir. Je ne veux pas foirer. Ça doit marcher. »

Tu le fais par curiosité et non pas par nécessité.

Tu le fais pour ton plaisir et non pas pour lui plaire.

Oui, tu seras stressé, mais tu le fais malgré le stress, la nervosité, la peur.

« Allez, je fonce ! Je suis curieux de savoir ce que ça va donner. »

Relis attentivement le premier message de Jay. Tu constateras que c’est exactement ce qu’il a fait : il s’est lâché et ça lui a permis de s’exprimer librement.

Je cite Jay :

La morale de l’histoire : être sérieux sans se prendre au sérieux. Ne laisser aucune place à la pression. Installer un cadre et une tension, un toucher. Et ne jamais l’embrasser quand ça semble être le bon moment (ça permet de garder le dessus). Ne pas réfléchir. Se laisser quitte à être maladroit. Ne pas rester sur un échec. Offrir à la demoiselle un moment de détente (sans aucune pression, sans aucun stress).

Surtout, rien ne doit être un frein !

Splendide !

Encore un grand merci à toi, Jay.

Bonne drague !

P.S. Si tu souhaites poser une question au coach de drague, clique ici.

À propos de l’auteur : Je m’appelle Konsti. Je suis psychologue, le fondateur de CoachDrague et l’auteur des guides Plus jamais seul ! et Tu la veux, tu l’auras. Je suis passionné par l’analyse profonde des interactions homme-femme, le polyamour, l’hypnose et la sexualité. Mon style de drague est direct et sincère.

  • Konsti dit :

    J’aimerais souligner encore une fois le troisième point (le détachement). Car, cher lecteur, crois-moi, en lisant cette histoire certains mecs se diront : « Whoa, je dois apprendre à chanter. Je dois apprendre des chansons sur YouTube. Je dois apprendre des paroles par cœur. Mieux encore, je vais suivre des cours de chant. »

    Tout comme il y en a qui suivent des cours de salsa — apprendre la salsa, un truc typique de la communauté de séduction — ou d’improvisation pour augmenter leur succès auprès des femmes.

    En soi ce n’est pas mauvais. Si tu veux suivre des cours de salsa ou d’impro, fais-le pour toi, pour ton fun et ton développement et non pas pour plaire aux filles.

    Si tu le fais pour plaire aux filles, oublie. Ça ne marche pas. L’investissement est trop important et l’apprentissage trop long. Tu finiras par te décourager. Tu abandonneras. Et ta confiance en toi en prendra encore quelques coups.

  • Flaw dit :

    Respect à toi Jay fallait oser je dois dire, je suis un fan de musique, peut-être pas les mêmes lol, mais vraiment impressionnant cette approche, c’était à à tenter et filmer surtout ;-)

  • Jay dit :

    Salut, konsti.

    Merci pour ce superbe article qui résume parfaitement mon parcours…

    Salut à toi, Flaw.

    Merci. Je tiens à préciser que ce ne sont pas mes références musicales mais je me suis servi de chansons classiques connues de la plupart des gens pour avoir un impact plus conséquent.

    Chantes à une nana du Gilbert Montagné et il y a de fortes chances qu’elle t’accompagne. Et puis, dans mon cas, j’ai pu instaurer une complicité, une proximité en me servant du classique « je t’aime » de Lara Fabian.

    Si j’avais pris une chanson inconnue ou dans une autre langue, le risque est plus grand de me prendre un rateau.

    En fait, le truc est de se laisser aller, de délirer, d’être soi-même. Une nana te remballe, tant pis.

    Next !

    Rien de grave. Il y a tellement de femmes sur terre.

    Bonne journée à tous.

  • alain dit :

    Vraiment je t’adore !

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