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Comment avoir plusieurs copines sans mentir et autres anecdotes

Ceci est un article dans la catégorie Histoires, anecdotes et comptes rendus. Le but de cet article n’est pas tellement d’éduquer et de t’apporter des conseils, mais avant tout de divertir et de documenter les expériences (réussites et échecs) de son auteur. AVERTISSEMENT : cet article peut contenir des éléments explicites, voire glauques. Si tu es de nature sensible et/ou si tu es de mentalité conservatrice, alors je te déconseille de le lire. Tu risques d’être choqué. Si tu es mineur, alors ferme cette page ou consulte un article d’une autre catégorie. Cette catégorie est uniquement réservée aux adultes. (Si tu es un chaud petit lapin mineur, alors je sais très bien que tu vas rester).

Si tu crois que comme coach de drague je mène une vie glamour, je vais devoir te décevoir.

C’est loin d’être le cas.

La journée que je vais te décrire est une journée atypique.

Si ma vie ressemblait à ça tous les jours, j’aurais déjà passé l’arme à gauche suite à un infarctus, une trombose ou une cirrhose.

Après une telle journée, j’ai besoin d’une semaine pour récupérer.

Je n’ai plus 20 ans. J’en ai 35.

Des journées aussi chargées, j’en ai une par mois, voire une tous les deux mois.

Matin : crac-crac sur le divan

Ça fait une ou deux semaines, peut-être même plus, que je n’ai plus couché avec ma femme. Les bisous, les câlins, le contact physique, le sexe, l’affection, c’est super important pour la qualité et la stabilité de la relation. Surtout si tu couches avec d’autres femmes.

Moins de bisous, de câlins, etc. égalent plus d’irritations, une plus grande distance psychologique, etc.

Les câlins nous unissent. Le manque de câlins nous sépare. Quand je dis « nous », je ne parle pas que de moi et de ma femme. Cette règle vaut pour tout le monde.

Vu que j’ai un rencard avec une de mes copines (ou maîtresses, c’est comme tu veux), je dois absolument faire crac-crac avec ma femme.

Si je couche avec une maîtresse sans avoir couché avec ma femme, alors il y aura trop de jalousie, trop d’émotions toxiques, trop de bobo…

Ma femme, c’est ma reine, ma déesse, mon « numero uno ». Coucher avec une maîtresse sans avoir couché avec ma femme voudrais dire que ma femme n’est pas vraiment mon « numero uno ».

Pour avoir plusieurs relations amoureuses simultanées de manière durable, saine et équilibrée, tu dois respecter ces deux principes.

Premier principe : l’honnêteté !

Ne mens jamais, jamais, jamais !

JAMAIS !

Surtout pas à ta copine, à ton « numero uno ».

Pas de rencards avec d’autres nanas en cachette, pas de crac-crac avec d’autres nanas sans lui dire.

Tu ne dois pas absolument entrer dans les détails à chaque fois. Avec un peu de bon sens tu sauras très bien ce que tu dois lui dire et ce qui est moins important.

Deuxième principe : préserve l’hiérarchie

Si tu as une « numero uno », alors tu fais tout pour le lui montrer et le lui prouver !

Si tu passes plus de temps avec les autres nanas qu’avec ta copine, alors elle n’est pas ton « numero uno ».

CRRRAAAAQUE !

Fissures dans la relation…

Rupture…

Game over !

Le château de cartes s’effondre.

Tu en souffriras. Elle en souffrira. Vous en souffrirez.

Suite à ta souffrance, suite à tes émotions toxiques, tu risques de polluer tes relations avec tes maîtresses.

CRRRRAAAAQUE !

Fissures dans tes relations avec tes maîtresses…

Ruptures…

Game over !

Il ne te reste plus que Madame Cinq.

Si tu as une copine et des maîtresses, tu dois gérer et respecter cette hiérarchie.

Tu dois traîter ta copine comme une déesse !

C’est pour cette même raison qu’avant d’aller voir une autre femme, tu dois combler ta copine émotionnellement et sexuellement. Elle doit se sentir désirée, respectée et aimée !

« Mais Konsti, gros salopard, comment peut-elle se sentir désirée, respectée et aimée, quand tu vas voir d’autres femmes ? »

Ce n’est pas une question d’exclusivité.

C’est une question de dévouement et d’attention !

Et ça, 99% des gens ne le comprennent pas.

Comment la combler émotionnellement et sexuellement ?

C’est simple : bisous, câlins, contact physique, sexe et affection !

Donc, ce matin, avant le petit déj’ en famille…

HOP !

Une bonne partie de jambes en l’air sur le divan.

Vu qu’on n’avait pas beaucoup de temps, ça n’a pas duré longtemps. Si on avait eu plus de temps, ça n’aurait pas duré longtemps non plus.

Depuis que j’ai arrêté la branlette, je tiens beaucoup moins longtemps. Surtout avec ma femme.

Avec ma femme, la baise reste la meilleure.

« Mais Konsti, si la baise avec ta femme est la meilleure, pourquoi couches-tu alors avec d’autres femmes ? »

Pour le plaisir.

Pour varier.

Pour flatter mon ego.

Pour me sentir plus viril.

C’est tout.

La partie de jambes en l’air m’a É-PUI-SÉ !

Je suis vide. Au sens propre et au sens figuré.

« Putain, ça promet d’être une longue journée. »

Midi : on s’envoie des textos, on baise, on répète

Après les moments sacrés — la partie de jambes en l’air et le petit déj’ en famille — ma femme part au boulot.

J’en profite pour terminer la préparation du coaching de ce soir (plus loin dans cet article) et pour me faire beau pour le rencard de tantôt.

J’ai un rencard avec Gina.

Ce que je vais te dire peut te sembler super macho. Tant pis. C’est comme ça.

Gina est la maîtresse parfaite. Voici pourquoi :

Elle est mignonne, chaude et pas très bavarde

Elle n’a pas besoin de beaucoup d’entretien.

On s’envoie de temps en temps des textos, on baise et on répète. C’est tout.

Bref…

Mon sac est prêt.

Je parle de mon sac à dos. L’autre sac est vide, rappelle-toi.

Objectifs, partie théorique et exercices pratiques, le coaching de ce soir est prêt.

Je suis prêt.

Parfait.

Les portes du train se ferment d’un bruit sec.

À travers le reflet dans la fenêtre, les vaches et les peupliers défilent.

La plat pays qui est le mien.

J’arrive à destination. Elle m’attend dans la voiture sur le parking, comme d’habitude.

Je monte dans la voiture. On se fait la bise. On discute de tout et de rien (surtout de rien).

Arrivés chez elle, elle me propose un truc à boire.

Elle va dans la salle de bain.

Je monte dans sa chambre, me déshabille et me couche dans son lit.

Elle entre dans la chambre.

Je lui dit de se déshabiller et de me rejoindre.

Elle se déshabille et me rejoint.

Good girl.

Sans entrer dans les détails, on baise.

Avec elle ça a duré plus longtemps qu’avec ma femme et c’est plus charnel. À part le charnel, il n’y a pas grand chose entre nous. Il n’y a pas vraiment d’intimité, de complicité ou d’engagement.

Avant la baise on n’a pas grand chose à se dire, après encore moins

Avec ma femme c’est plus complet. C’est moins charnel (cela fait plus de 6,5 ans qu’on est ensemble). Mais il y a de l’intimité, de la complicité, de l’engagement.

On parle beaucoup. On rigole souvent. On se fait des rendez-vous intimes. On fait des trucs en famille. On part en vacances ensemble. On vit ensemble.

On est un couple. :-)

Avec Gina « la relation » (si on peut appeler ça ainsi) est beaucoup plus fragile. Sans le charnel, il n’y a rien.

Et plus on baise, plus le charnel s’estompe.

Plus tu répètes les mêmes schémas au lit avec la même personne, moins tu éprouves du désir et du plaisir.

La solution ?

Premièrement, l’accepter — rien n’est éternel — et en profiter tant que ça dure.

Deuxièmement, varier pour essayer de prolonger le désir et le plaisir. C’est ce qu’on fait. On varie. On essaie de ne pas répéter les mêmes schémas au lit.

Pour l’instant ça à l’air de marcher.

Soit, je suis en train de dévier.

Revenons-en à l’histoire.

Après la baise, je suis immédiatement assommé par une léthargie port-orgasmique. Je sens une forte pression sur mon front et mes paupières pèsent 10 kilos. Je suis crevé.

Je sais qu’elle en veut encore

J’attends dix à quinze minutes. Histoire de reprendre un peu de forces et de voir si j’en suis encore capable, comme quand j’avais vingt ans.

Et hop. C’est reparti.

Physiquement, ça va. Je tiens le coup. Très bien même.

Mais d’un point de vue émotionnel et psychologique, je me suis surestimé.

Malgré le manque de plaisir, je prends sur moi et mords dans le guidon comme un cycliste à bout de souffle sur le Mont Ventoux.

Pour essayer d’éprouver quand-même un peu de plaisir, je fantasme sur d’autres femmes. La variation, rappelle-toi.

Un homme peut plus facilement avoir des performances sexuelles consécutives avec des femmes différentes qu’avec la même femme.

Si tu dois recommencer avec une nouvelle femme, alors la durée de la période réfractaire (la léthargie post-orgasmique) est fortement réduite, voire inexistante, que si tu devais recommencer avec la même femme.

Cette capacité de coucher avec de multiples femelles les unes après les autres — un phénomène constaté chez presque tous les mammifères, pas que chez les humains — s’appelle l’effet Coolidge.

C’est justement pour faire appel à monsieur Coolidge que j’ai fantasmé sur d’autres femmes. Malheureusement il a décliné mon invitation. Je n’ai pas réussi à booster mon niveau de plaisir.

L’avantage de ce manque de plaisir est que je peux augmenter la cadence et l’intensité, sans avoir peur de jouir trop vite.

C’est plus hard.

Plus mécanique.

Moins charnel.

Comme dans les films x

Ça n’a pas l’air de lui déplaire. Bien au contraire.

Elle tremble et gémit.

Moi par contre, je m’ennuie. À 20 ans j’aimais encore faire des pompes comme une star du x. Maintenant, étant un petit peu moins con et égocentrique, je préfère l’échange et le plaisir mutuel.

Le plaisir n’étant pas vraiment mutuel, je dois vraiment faire preuve de caractère pour ne pas m’arrêter.

Je tiens le coup pendant une dizaine de minutes.

Une dizaine de minutes ? Que la vie est triste. :-)

Puis je m’arrête.

Je suis encore plus épuisé.

Coolidge ou pas, 2 femmes en une matinée, c’est trop épuisant pour moi. Toi, tu rêves peut-être de vivre une expérience similaire, mais crois-moi…

Trop de plaisir tue le plaisir.

Je dois encore aller chercher le petit à la crèche.

J’ai une réunion « spéciale » à 20h.

Et j’ai un coaching à Liège à 23h.

La journée s’annonce longue.

Soir : comment être VRAIMENT dominant

Il est 20h pile. Quatre autres personnes sont déjà présentes.

C’est mon premier munch.

Un munch est une réunion informelle pour des gens intéressés par le BDSM. C’est l’occasion idéale pour rencontrer des gens « du milieu », échanger des idées, apprendre de nouveaux trucs, etc.

Si tu ne sais pas ce qu’est le BDSM, alors clique ici.

Pourquoi est-ce que je m’intéresse au BDSM ?

J’en avais entendu parler, mais avant d’avoir rencontré Ruby, je ne m’y intéressais pas plus que ça. Ruby est une de mes copines. Nous avons une relation de Maître et servante (ou dominant et soumise, comme tu veux). Ce n’est pas une blague. Ni de la mégalomanie. La relation dominant-soumis(e) est la relation type du milieu BDSM.

Attention ! Cela n’a rien à voir avec de l’abus et de l’oppression. Il s’agit d’un contrat psychologique entre deux personnes consentantes.

Le BDSM met les coins obscurs de la sexualité humaine en lumière. C’est super enrichissant et libérateur. Et curieusement, il y a aussi un côté artistique.

Une relation BDSM est une amplification d’une relation « normale ». Premièrement, les éléments de dominance et de soumission sont présents dans chaque relation. Dans une relation BDSM, ces éléments sont plus prononcés. La distance psychologique entre le dominant (ou la dominante) et la soumise (ou le soumis) y sont plus grands que dans une relation « normale ».

Ensuite, tout le monde a des fantasmes sexuels. La différence est que pour la majorité des gens « normaux », ces fantasmes sont assez « sages » (quoique) et restent non réalisés. Dans le BDSM, les fantasmes sexuels sont plus coquins et excentriques et ils sont mis en pratique.

Dans la communauté de séduction, on parle beaucoup de dominance, de leadership, d’être un mec « alpha », etc. Le BDSM t’aidera à voir ces concepts sous un angle plus concret, explicite et prononcé.

Comme concepts centraux dans la communauté de séduction, la dominance, le leadership et être un mec « alpha » ont une connotation trop douce, un arrière-goût trop fade. Ils signifient être cool, calme et confiant.

Pareil pour la soumission. Dans la communauté de séduction, la soumission est synonyme de complaisance et parfois même de timidité. Encore une fois, une connotation trop soft.

Pour VOIR de la VRAIE dominance…

Pour VOIR de la VRAIE soumission…

Ce n’est pas dans la communauté de séduction que tu dois être.

Revenons-en à l’histoire.

Le groupe, entre 20 et 30 personnes, est hétéroclite(oris). L’intérêt pour le BDSM est le seul point qu’ils ont en commun.

J’adore cet univers.

Je compte m’y approfondir !

Je suis nouveau dans ce monde. Et en discutant avec les gens, je m’en rends compte. J’ai plein de choses à apprendre.

Il est 22h15. Je dois prendre mon train.

Nuit : je la plaque contre le mur

Le carré est un quartier populaire de Liège avec une vie nocturne très animée. Pour te bourrer la gueule et draguer comme un acharné, c’est l’environnement parfait.

« Petit » inconvénient : les rues sont trop étroites.

Quand il y a trop de monde par mètre carré, il y a plus de tension et d’agressivité dans l’air. Ajoutes-y de l’alcool et tu as un cocktail explosif. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que ça dégénère.

Une fois sur place et le coaching entamé, je fais quelques approches, histoire de chauffer mes muscles sociaux, de me décoincer un peu et de donner « le bon exemple ».

« Le bon exemple », c’est à dire montrer que le râteau fait partie du jeu et qu’il n’est pas mortel.

Mes 2 à 3 premières approches de la journée ou de la soirée sont rarement « bonnes ». Je suis tendu et mon temps de réaction est long.

J’aborde deux filles dans la rue. Il n’y a personne d’autre et il fait noir : l’environnement idéal pour se faire insulter de violeur ou de sale pervers. Tant pis. On assume.

Nous échangeons quelques mots. Je les invite à prendre un verre avec nous. Elles refusent. Pas grave. Le but n’est pas qu’elles acceptent.

Le but est l’approche en soi. Si elles acceptent, c’est un bonus.

Après cette première approche maladroite, je me sens plus libre et léger. J’ai tout de suite envie de faire encore une approche.

La confiance en soi et la tchatche ne sont pas des traits stables

Ce sont plutôt des compétences fluides qui dépendent de ton état émotionnel. Quand tu as peur, tu n’es pas confiant et tu n’as pas la tchatche.

La solution consiste non pas à devenir confiant et à développer tes compétences verbales, mais à surmonter ta peur.

Comment ?

Via la répétition : tu fais une série d’approches consécutives sans trop te soucier de la qualité de tes interactions. Tu fais une approche, une deuxième, une troisième, une quatrième…

J’aborde trois filles dans la rue. Le courant passe. Elles sont réceptives.

Je prends deux filles par la main et les guide vers un café dansant.

On boit. On danse sensuellement. On s’éclate.

J’encourage les filles et mon client à danser ensemble.

Il n’arrive pas à se décoincer. C’est normal. Si tu es de nature timide, se décoincer demande du temps et des efforts.

Je prends une des filles par la main et la guide vers l’extérieur. Dehors je la plaque contre le mur et me colle contre elle.

Je lui montre, je luis FAIS SENTIR que je la désire.

La tension sexuelle crève le plafond

Je l’embrasse dans le cou, la pince dans ses hanches et glisse ma cuisse entre ses jambes.  Je lui prends la main et la mets sur ma bite. Elle halète et soupire.

Elle me caresse le cou et me murmure à l’oreille qu’elle a un copain.

Je lui dit que je comprends et qu’on va rester sages. Je continue à la chauffer, toucher, caresser, etc.

Mais elle « ne suit plus ».

Je la laisse partir.

J’y suis allé trop vite, ou pas. Je ne sais pas. Pas grave.

Avance rapide…

Je discute avec une petite moche.

Moche, mais sympa. :-)

Elle est moche surtout à cause de son style. Elle est mal habillée. Au lieu d’accentuer ses rondeurs, elle les cache.

Elle me parle de je ne sais quoi.

Je ne l’écoute pas. Je l’interromps et lui dit de m’embrasser.

Elle m’embrasse. Elle embrasse plutôt bien.

Ses copines sont hostiles. Ne me demande pas pourquoi.

Je lui dit de les rejoindre.

Bref…

Parlons maintenant un peu de Ken.

Je suis super fier de lui.

Tu dois savoir que ce mec vient de loin. De très loin !

Jusqu’à présent, je n’ai connu qu’une seule personne ayant encore plus peur de l’approche que lui.

Ce n’est plus de la peur. C’est de la paralysie !

Sa voix disparaît. Il écarquille les yeux comme s’il allait se faire écraser par un camion. Son corps devient raide comme une planche. Et son visage crispé aurait pu servir comme modèle pour Le Cri d’Edvard Munch.

Quand il doit aborder, on dirait que quelque chose en lui s’effondre, que son âme s’évapore. Je dois faire un grand effort pour ne pas me laisser contaminer par sa peur.

Il aborde quand-même. Et bien entendu, ça ne se passe pas bien. Il se penche en avant, comme un mendiant. Il se positionne littéralement comme étant inférieur.

Il parle trop doucement. Il sourit nerveusement. Après la phrase d’approche, il ne sait plus quoi dire. Les silences durent trop longtemps. Et c’est lui qui brise ces silences par des questions comme « Et tu es d’où ? Tu viens ici souvent ? » etc.

C’est normal.

Ce sont des symptômes de la peur et tout le monde qui a peur souffre de ces mêmes symptômes.

Il fait plusieurs approches.

Chaque approche est meilleure que la précédente.

Soudain…

BOUM !

Spontanément et de manière dominante, il aborde trois filles. Il n’est plus penché en avant, se montrant soumis et inférieur.

Les mains sur les hanches, il se penche en arrière, mettant sa bite en évidence.

Il se montre confiant et viril !

Quand il chie dans son froc, il reçoit des réactions froides et distantes.

Maintenant ces filles le regardent avec admiration et l’écoutent attentivement.

C’est normal.

Elles viennent de se faire aborder par un mâle et non pas par un rat

Il guide l’interaction. Il gère super bien. Je suis fier de lui.

Tout à coup, il sursaute. Il ne s’est encore jamais comporté ainsi. Se rendant compte de ce nouveau comportement, de cette nouvelle attitude, il prend peur.

Cette peur se manifeste immédiatement dans son langage du corps. Sa posture « alpha » s’effondre.

Et…

« POUF ! »

Le regard et le comportement des filles change instantanément.

Et…

« POUF ! »

Elles s’éclipsent.

Encore un échec ?

Oh que non !

Victoire personnelle ?

Oh que oui ! Même si cela n’a duré que quelques minutes…

C’est la première fois qu’il se montre aussi confiant et ouvert.

Peu après, il a abordé une nana assise à une table haute.

Tic, tac, tic, tac…

Cinq minutes.

Tic, tac, tic, tac…

Dix minutes.

Tic, tac, tic, tac…

Quinze minutes.

Tic, tac, tic, tac…

Vingt minutes !

Encore une victoire personnelle.

Une conversation de vingt minutes, tu vas peut-être me dire que ce n’est rien de spectaculaire.

Pour lui c’est un grand exploit, et je l’en félicite. Il n’a jamais mené une interaction avec une inconnue de manière si confiante et détendue et ça pendant si longtemps. La prochaine étape pour lui est de multiplier les interactions plus longues et d’apprendre à les pimenter avec de la tension sexuelle.

Son évolution au cours de cette session n’est pas ce dont je suis le plus fier.

Ce dont je suis le plus fier est qu’il est en train de se prendre en main. Pas uniquement dans le domaine de la séduction, mais dans sa vie en général.

Le cercle vicieux de frustration et de plaisirs immédiats

Avant, quand il sortait, il buvait.

BEAUCOUP !

Il avait (il a) un problème d’alcool.

Ce soir-là, il n’a rien bu.

Il a arrêté de boire depuis un petit temps.

En fait, il était (est) piégé dans un cercle vicieux de frustration et de plaisirs immédiats.

Il a eu une jeunesse difficile : parents divorcés, dettes, disputes, addictions, police, etc… Bref, un manque de structure et de stabilité.

Pour compléter la liste : il est étranger, petit, timide, peu bavard, pas spécialement beau et il n’a pas de diplôme.

Travaillant dans l’horeca (CHR), ses journées se terminent vers 22h à 23h. À cette heure, il n’y a plus énormément de possibilités pour se détendre, à part d’aller boire un verre.

« Aller boire un verre… Ouuuaaaaais, c’eeeeest ça… Hem, hem. »

Quand j’étais étudiant, j’ai travaillé pendant 5 ans dans un restaurant. Je connais le milieu de l’horeca (CHR). Ce n’est pas un milieu propre.

Le taux d’alcoolisme y est élevé et on y consomme beaucoup de drogues (cocaïne, amphétamines, etc.).

Son environnement social n’est donc pas favorable à son développement personnel non plus.

Après le boulot, pour se détendre il va, comme tu peux le deviner, boire un verre avec ses « potes ».

Un verre, deux verres, dix verres…

Presque à chaque fois ça dégénère.

Même saoul il a la trouille d’aborder les filles.

Mais quand t’es saoul, t’es chaud. T’as envie.

Lui aussi.

Il boit, il boit, il boit.

Désinhibé, mais pas assez pour aborder, et en manque d’affection, de tendresse, de sexe, il va chez les putes.

Il est déçu.

Le lendemain, avec la gueule de bois, des regrets, de la honte et le portefeuille vide, il va bosser.

L’histoire se répète : boulot, détente, ivresse, putes, frustration, boulot, détente, ivresse, putes, frustration, etc.

Tu peux comprendre que…

Ce style de vie est super toxique et destructeur

Il bosse trop. Il boit trop. Il cherche de l’affection chez des femmes qui ne peuvent pas lui en donner. Et il répète ce même schéma.

Les mots clés dans cette histoire sont : plaisirs immédiats et addiction.

Que faire ?

Briser ce putain de cercle vicieux !

Cette recherche permanente de plaisirs immédiats te DÉTRUIT !

Ça te rend MALHEUREUX !

Voici ce que je lui ai proposé de faire :

  • Changer de travail. Trouver un boulot plus stable, de préférence en journée. Ainsi il lui reste du temps libre en soirée qu’il peut consacrer de manière plus saine.
  • Arrêter de boire. Quand t’es accro à quelque chose, il n’y a pas de compromis à faire. Tu dois arrêter ta consommation de manière catégorique !
  • Exercer son loisir. Il aime le Kung Fu et le théâtre d’improvisation.
  • Aborder et discuter avec les filles.

Bref, je lui ai conseillé de se prendre en main, de bâtir une vie plus stable et structurée et de développer une vision à long terme.

Qu’a-t-il fait ?

  • Il a donné sa démission. Il cherche un boulot plus stable. Et il suit une formation pour augmenter ses chances sur le marché de l’emploi.
  • Il a arrêté de boire. Est-ce qu’il va tenir le coup ? Je ne sais pas. En tout cas, c’est mieux d’arrêter pendant 3 semaines que de ne pas arrêter du tout.
  • Il fait du Wing Chun Kung Fu et il vient tout juste de suivre le 1er cours d’impro de la nouvelle saison.
  • Il fait ses missions : il aborde des nanas et il m’envoie ses comptes rendus.

Résultat ?

Il n’a plus le regard vide et triste.

Il sourit de nouveau.

Il est plus heureux, plus calme, plus en paix, plus confiant.

Il ose à nouveau rêver. Il est redevenu ambitieux. Il a des projets.

Les rechutes font partie du jeu

Est-ce que ça va durer ?

Je l’espère !

Mais…

Une chose est sûre : il va rechuter !

Plusieurs fois même.

Il va se bourrer la gueule. Il va louper un ou plusieurs cours de Wing Chun. Il va louper un ou plusieurs cours d’impro. Il aura des périodes où l’angoisse et le doute reprendront le dessus.

Il va rechuter dans ce cercle vicieux de frustration et de plaisirs immédiats.

C’est normal !

Il ne faut pas avoir peur des rechutes. Elles font partie du développement personnel.

Il ne faut pas essayer de les éviter. Car tu ne pourras pas les éviter. Tu rechuteras ! Je te le garantis !

« J’ai rechuté » veut dire que « j’ai progressé ».

Ce qui compte n’est pas de ne pas rechuter, mais de savoir comment se relever !

En reconnaissant et en acceptant les rechutes, en menant une vie stable et en ayant une vision à long terme, il est beaucoup plus facile de se relever et de laisser passer l’orage. Fais-moi confiance, le développement personnel est un travail à long terme. C’est une question de développer une bonne hygiène de vie et de bonnes habitudes.

Quoi qu’il en soit, il peut compter sur moi.

S’il rechute, je serai là pour l’attraper par le col et pour le hisser du trou. Enfin, « hisser » est un grand mot. Il est trop lourd. :-) Il devra grimper lui aussi.

Soit…

Pour finir, qu’est-ce que j’ai appris de cette longue journée ?

Que coucher avec deux femmes, suivre une réunion et faire un coaching le même jour, c’est trop.

J’ai rechuté.

J’ai voulu en faire trop.

Je dois apprendre à mieux doser mes forces.

À propos de l’auteur : Je m’appelle Konsti. Je suis psychologue, le fondateur de CoachDrague et l’auteur des guides Plus jamais seul ! et Tu la veux, tu l’auras. Je suis passionné par l’analyse profonde des interactions homme-femme, le polyamour, l’hypnose et la sexualité. Mon style de drague est direct et sincère.

  • laurent dit :

    salut konsti ,
    il tue ton nouvel article
    ca t’arrive souvent de venir en coaching à liège ?

    • Konsti dit :

      Hello Laurent,

      content de voir que l’article te plaît.

      Ça t’arrive souvent de venir en coaching à liège ?

      Non, pas souvent. Mais ça risque de m’arriver de plus en plus souvent. :-)

  • No dit :

    Joyeux 100ème article Konsti !

    Et pour un 100ème, je trouve que t’as mis le paquet. J’ai vraiment l’impression d’avoir appris des choses à chaque paragraphe !

    Bravo :)

    • Konsti dit :

      Merci, No.

      :-O

      Mince ! T’as raison. C’est le 100e. J’avais pas remarqué.

      Ben, on va célébrer ça en publiant un 101e. :-)

  • Kal dit :

    Génial cet article Konsti. Comme vient de le dire No, on a vraiment la sensation d’apprendre à chaque paragraphe. Ce sont de l’expérience et des idées transmis en direct, et tout comme pour l’article sur le club échangistes c’est à la fois enrichissant et motivant.

    Bref, j’adore ce nouveau format d’article.

  • Alphonse dit :

    Ta copine t’engueule pas pour ton endurance affaiblie par l’arrêt de la branlette? Comment tu fais pour gérer ça? Une fois j’ai arrêté pendant deux semaine et ma copine que j’ai retrouvé après, j’avais grave du mal à tenir longtemps, elle avait l’air de pas trop apprécier !

  • Francois dit :

    Super comme article quand tu raconte je me sens comme si jetais présent et je pouvais voir ta journée :)! Tu devrais en faire plus souvent des articles comme celui la si ta le temps on apprend beaucoup.

  • Vincebujo dit :

    Hey, merci Konsti, cet article vient de me remettre sur pied !

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